L’enquête sur cautionnement du Canado-Tunisien arrêté pour des propos terroristes reportée au 18 décembre

Un homme de 36 ans, soupçonné d'avoir tenu des propos faisant craindre des activités terroristes, a été arrêté dimanche à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau par la Sûreté du Québec (tirée de Facebook)
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L’enquête sur cautionnement de Nejib Belhaj-Chtioui, soupçonné d’avoir tenu des propos faisant craindre des activités terroristes et arrêté le 7 décembre 2014  à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau par la Sûreté du Québec a été remise au 18 décembre (tirée de Facebook)
L’enquête sur cautionnement de Nejib Belhaj-Chtioui, soupçonné d’avoir tenu des propos faisant craindre des activités terroristes et arrêté le 7 décembre 2014 à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau par la Sûreté du Québec a été remise au 18 décembre (tirée de Facebook)

Nejib Belhaj-Chtioui, arrêté par la Sûreté du Québec dimanche 7 décembre à l’aéroport Montréal-Trudeau à son retour de Tunisie pour des «propos terroristes» et dont l’enquête sur cautionnement avait été remise à aujourd’hui, jeudi, sera finalement de retour en cour le 18 décembre pour son enquête de remise en liberté et restera entre temps derrière les barreaux.

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Mise à jour au 5/01/2014 à 18h00

L’enquête sur remise en liberté a enfin repris. Pour le moment, les procureurs au dossier, tant du côté de la Défense que de la Couronne, se font avares de commentaires. L’enquête se poursuivra vraisemblablement jusqu’à la fin de la semaine et nous en saurons plus long à ce moment là.

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L’enquête sur cautionnement devait s’amorcer mardi, mais, l’accusé annonçant qu’il avait un nouvel avocat, Me Nicolas Welt de l’aide juridique, et celui-ci n’ayant pas pu prendre encore connaissance de la preuve, l’affaire a été reportée.

«Ça ne sera pas la première fois qu’une preuve qui veut avoir l’air alarmiste sera remise en question à chaque étape du processus judiciaire», a déclaré aujourd’hui l’avocat de l’accusé, ajoutant, optimiste « Toutes les conditions sont en place pour que monsieur puisse retrouver sa liberté, et ce, dans les meilleurs délais».

Les autorités avaient commencé à enquêter sur Belhaj-Chtioui après avoir été averties que le suspect avait tenu sur Facebook des propos pouvant faire craindre des activités terroristes. L’enquête a été menée par le Service des enquêtes sur la menace extrémiste de la Sûreté du Québec.

En mai 2011, il aurait notamment publié des recettes de bombes sur internet, rapportait hier de son côté Michael Nguyen du Journal de Montréal.

Nejib Belhaj-Chtioui, 36 ans, fait donc maintenant face à deux accusations criminelles: d’avoir transmis des renseignements qui, compte tenu du contexte, sont susceptibles de faire raisonnablement craindre que des activités terroristes sont ou seront menées et d’avoir commis des actes qui, compte tenu du contexte, sont susceptibles de faire raisonnablement craindre que des activités terroristes sont ou seront menées.

Le Code criminel canadien rend passible d’une peine maximale de cinq ans de prison les personnes qui transmettent ainsi des informations menaçantes visant à instiller la peur, peu importe que les informations s’avèrent vraies ou fausses ultérieurement.

L’accusation, représentée par Me Lucie Martineau, s’était déjà objectée lundi à la libération sous caution de Belhaj-Chtioui. Selon la procureure Lucie Martineau, un mandat d’arrestation avait été émis en 2013 à l’encontre de Belhaj-Chtioui, mais l’accusé ne serait jamais rentré au pays après l’émission de ce mandat.

Sur sa page Facebook, Belhaj-Chtioui dit travailler pour Bell Canada, avoir étudié à l’UQAM et habiter Montréal.

L’ex-conjointe de Belhaj-Chtioui et mère de sa fille, présente à la première audience, l’avait décrit un homme bon, sans méchanceté et peu pratiquant.

On ne badine pas avec le terrorisme: l’homme arrêté en lien avec des propos et des actes susceptibles de faire craindre des activités terroristes restera encore détenu.