Mont Sinjar: les Kurdes irakiens annoncent que le siège est brisé

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Des réfugiés kurdes au Mont Sinjar, en août 2014. (Archives/AFP)
Des réfugiés kurdes au Mont Sinjar, en août 2014. (Archives/AFP)

Appuyés par des avions de la coalition internationale à laquelle s’est jointe le Canada, près de 8.000 combattants peshmergas ont finalement brisé jeudi le siège du Mont Sinjar, dans le nord de l’Irak, imposé depuis des semaines par le groupe djihadiste État islamique (EI).

«Les forces peshmergas ont atteint le Mont Sinjar, le siège de la montagne a été levé», a déclaré Masrour Barzani, président du conseil de sécurité de la région autonome du Kurdistan, à lors d’un point de presse avec des journalistes.

Un chef yazidi, communauté majoritaire dans cette région, qui se trouve sur le mont a cependant indiqué ne voir aucun signe de déploiement militaire, alors qu’un commandant peshmerga a expliqué que l’évacuation des quelques milliers de personnes bloquées sur la montagne ne commencerait que vendredi.

Dans un communiqué, le bureau de M. Barzani a indiqué que le siège avait été brisé à 10h30 (heure de Montréal) et était le résultat d’une opération impliquant 8.000 peshmergas.

«Cette opération représente (pour les forces kurdes) l’offensive militaire contre l’EI la plus grande et la plus réussie», dit le texte.

Les djihadistes auraient fui en masse en direction de leurs fiefs du nord irakien, comme Tal-Afar ou Mossoul, la deuxième ville du pays.

L’EI, qui s’est emparé de vastes régions d’Irak depuis le lancement en juin de son offensive dans le pays, avait mis la main en août sur la ville de Sinjar, au pied du Mont éponyme tenu par des combattants kurdes et yazidis mais assiégé par le groupe radical.

C’est la prise de Sinjar qui avait conduit les Américains à entamer leur campagne de bombardements aériens pour tenter de freiner la progression du groupe EI.

Les forces kurdes ont lancé mercredi une offensive d’envergure destinée à reprendre la région de Sinjar mais aussi d’autres secteurs proches de la frontière syrienne. L’aviation canadienne, basée au Koweït a d’ailleurs pris part à cette opération et a effectué plusieurs frappes à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Mossoul, le 17 décembre.

Selon M. Barzani, qui a parlé de 700 kilomètres carrés de terrain repris à l’EI en deux jours, cette offensive a permis de couper les routes d’approvisionnement clés utilisées par l’EI.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT

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