Syrie: un millier de djihadistes tués en trois mois de frappes aériennes

Des jihadistes du groupe Etat islamique se tiennent le 6 octobre 2014 à côté d'un drapeau qu'ils ont planté sur une colline à la préiphérie de la ville de kurde de Kobané, en Syrie (Aris Messinis/AFP)
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Des djihadistes du groupe Etat islamique se tiennent le 6 octobre 2014 à côté d'un drapeau qu'ils ont planté sur une colline à la préiphérie de la ville de kurde de Kobané, en Syrie (Aris Messinis/AFP)
Des djihadistes du groupe Etat islamique se tiennent le 6 octobre 2014 à côté d’un drapeau qu’ils ont planté sur une colline à la périphérie de la ville de kurde de Kobané, en Syrie (Archives/Aris Messinis/AFP)

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ce sont plus d’un millier de djihadistes qui ont été tués en trois mois en Syrie par les frappes de la coalition conduite par les États-Unis.

L’OSDH précise cependant croire que le nombre est bien plus élevé en réalité. «Nous, l’OSDH, croyons que le nombre réel de victimes au sein de l’EI est plus élevé que notre nombre, car il y a un secret absolu sur le nombre de victimes et en raison de la difficulté d’accès à de nombreuses zones et villages qui ont connu des affrontements et des bombardements violents».

Depuis le début des frappes (le 23 septembre), au moins 1.171 personnes ont été tuées par les frappes arabes et internationales sur la Syrie, dont 1.119 djihadistes du groupe État islamique et du Front al-Nosra, a annoncé l’organisation.

Selon son décompte, les frappes ont tué 1.046 membres de l’EI, en grande majorité des non-Syriens, 72 du Front al-Nosra, un prisonnier djihadiste dont on ignore à quel organisation il était affilié, et 52 civils.

Les djihadistes seraient morts lors de frappes à Homs, Hama, al-Hasakah, al-Raqqa, Der-Ezzor et Alep.

Accusé de crimes contre l’Humanité, l’EI compte des dizaines de milliers de combattants et est responsable de viols, rapts, exécutions et crucifixions dans les vastes régions sous son contrôle en Syrie comme en Irak.

Amnesty International dénonce d’ailleurs la situation alarmante dans la région sous le contrôle du groupe djihadiste sachant que la population y est estimée à 8 millions de personnes. La population yezidi et surtout les femmes sont spécialement vulnérables. Les cas de torture, d’esclavage de mariages forcés de mineurs et d’abus sexuels sont estimés par milliers.

«Beaucoup de ceux qui sont détenus comme esclaves sexuels sont des enfants. Les filles sont âgées de 14 à 15 ans et certaines sont même plus jeunes. Les combattants utilisent le viol comme une arme dans les attaques assimilables à des crimes de guerre et crimes contre l’humanité», a indiqué Donatella Rovera, conseillère principale dans la cellule de crise d’Amnesty International.