Accusés de terrorisme, les jumeaux Larmond resteront incarcérés jusqu’à leur procès

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Ashton, l'un des deux jumeaux Larmond d'Ottawa arrêtés par la GRC le 9 janvier 2015 et accusés d’avoir participé à une ou des activités pour un groupe terroriste (GRC)
Ashton, l’un des deux jumeaux Larmond d’Ottawa arrêtés par la GRC le 9 janvier 2015 et accusés d’avoir participé à une ou des activités pour un groupe terroriste (GRC)

Les deux jumeaux Larmond, présumés terroristes arrêtés par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ont comparu par vidéoconférence de leurs cellules d’Ottawa, samedi matin. Ils demeureront incarcérés jusqu’à leur procès et n’auront pas le droit de communiquer entre eux.

Les deux jumeaux de 24 ans d’Ottawa ont été arrêtés vendredi. Carlos Larmond a été arrêté à l’aéroport international Pierre-Elliott Trudeau à Montréal alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger pour des fins terroristes. Ashton Carleton Larmond a, lui, été arrêté à Ottawa, mais se préparait aussi à quitter le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger, affirment les autorités.

À la suite d’une enquête criminelle relative à la sécurité nationale, l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) de la GRC à Ottawa a arrêté les deux individus et porté contre eux un nombre d’accusations en lien avec des infractions liées au terrorisme en vertu du Code criminel du Canada.

Les hommes sont maintenant représentés par Me Joseph Addelman du cabinet Addelman Baum Gilbert d’Ottawa.

Ashton Carleton Larmond est accusé de facilitation d’une activité terroriste, de participation dans une activité pour un groupe terroriste et d’avoir chargé une personne de se livrer à une activité pour un groupe terroriste.

Carlos Larmond est accusé, lui, de participation dans une activité pour un groupe terroriste et de tentative de quitter le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger.

L’avocat des frères Larmond a déclaré que ses clients avaient l’intention de se défendre «vigoureusement» des accusations qui pèsent contre eux et que les questions au cœur du procès allaient évaluer les valeurs de liberté d’expression, d’association et de religion du système canadien, rapporte la Presse Canadienne.

La prochaine comparution des deux hommes est prévue le 12 février, à Ottawa, vraisemblablement  encore par vidéoconférence.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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