De Saint-Pétersbourg, Poutine accuse l’armée de Kiev d’être la Légion étrangère de l’Otan

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Le président russe Vladimir Poutine avec le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Georgy Poltavchenko, le 26 janvier 2015 (Service de presse du Kremlin)
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Le président russe Vladimir Poutine avec le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Georgy Poltavchenko, le 26 janvier 2015 (Service de presse du Kremlin)
Le président russe Vladimir Poutine avec le gouverneur de Saint-Pétersbourg, Georgy Poltavchenko, le 26 janvier 2015 (Service de presse du Kremlin)

À l’approche de réunions à l’OTAN et à l’Union Européenne sur la crise ukrainienne, le président russe Vladimir Poutine accuse ce lundi 26 janvier l’armée ukrainienne, engagée dans des combats avec les rebelles prorusses dans l’est de l’Ukraine, d’être la Légion étrangère de l’Otan utilisée par les Occidentaux pour contenir la Russie.

Lors d’une rencontre avec les étudiants de l’École des mines de Saint-Pétersbourg, le président russe Vladimir Poutine a fortement critiqué les actions des autorités ukrainiennes. Il a également exprimé sa déception de voir que Kiev avait utilisé le cessez-le-feu pour regrouper ses troupes. Il a encore ajouté que l’armée ukrainienne était une Légion étrangère de l’OTAN.

« On dit souvent: l’armée ukrainienne, l’armée ukrainienne. En réalité, qui combat dans ses rangs’ Il y a des unités régulières des forces armées, et en grande partie des soi-disants +bataillons de volontaires nationalistes+ », a déclaré M. Poutine à Saint-Pétersbourg, selon des images de la télévision publique russe.


Vladimir Poutine : l’armée ukrainienne est, en fait, une légion étrangère de l’Otan (RT)

« De fait, il ne s’agit pas d’une armée mais d’une Légion étrangère, dans le cas présent, une Légion étrangère de l’Otan qui n’a pas pour but la défense des intérêts nationaux de l’Ukraine », a ajouté le président russe.

« Il s’agit d’un autre but géopolitique: contenir la Russie, ce qui ne correspond pas du tout avec les intérêts nationaux du peuple ukrainien, a accusé le chef de l’État russe.

La déclaration musclée de Vladimir Poutine est intervenue à l’approche d’une réunion extraordinaire de l’Otan sur la situation en Ukraine, convoquée à la demande de Kiev.

La commission Otan-Ukraine (COU) a été créée dans le cadre des accords de partenariat entre l’Alliance et l’Ukraine, signés en 1997. Elle offre un cadre pour la coopération politique et pratique entre les deux partenaires.

L’Union européenne a également décidé de convoquer une réunion extraordinaire de ses ministres des Affaires étrangères jeudi à Bruxelles avec l’objectif de sanctionner cette nouvelle offensive.

La chancelière allemande Angela Merkel a appelé dimanche le président russe Vladimir Poutine à faire pression sur les séparatistes.

Kiev responsable de l’aggravation de la situation, dit Lavrov

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé quant à lui lundi que la Russie faciliterait des contacts entre Kiev et les rebelles dans les prochains jours.

Mais Lavrov avait souligné dans un communiqué dimanche que l’aggravation de la situation est le résultat d’attaques constantes des troupes ukrainiennes tout abus accord Minsk.

Le ministre russe a aussi noté que Kiev n’a pas donné une réponse à la proposition de Vladimir Poutine dans son message au président Petro Porochenko que les parties retirent leurs armes lourdes de la ligne de contact, conformément au mémorandum de Minsk du 19 septembre Minsk, « bien que cette approche a été soutenue lors de la réunion de l’Allemagne, la Russie, l’Ukraine et la France à Berlin le 21 janvier de cette année. »

Le ministre russe des Affaires étrangères, dit aussi le communiqué, a déploré auprès du secrétaire d’État américain que « les autorités de Kiev n’aient pas lancé un processus constitutionnel globale impliquant toutes les régions et les forces politiques du pays » et il a aussi regretté qu’ »Il n’y ait pas de progrès dans l’enquête sur de nombreux crimes commis pendant le conflit interne ukrainien ».

Le conflit de neuf mois dans l’Est séparatiste prorusse a connu un nouveau tournant samedi avec le bombardement du port stratégique de Marioupol, qui a fait 30 morts et une centaine de blessés civils.