Deux présumés terroristes canadiens arrêtés, dont un à l’aéroport Montréal-Trudeau

Aéroport Montréal Trudeau (WikiCommons)
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La GRC, à l'avant-garde de la lutte au terrorisme au Canada (Archives/Dickelbers/WikiC)
La GRC, à l’avant-garde de la lutte au terrorisme au Canada (Archives/Dickelbers/WikiC)

La police annonce avoir arrêté le 9 janvier deux jeunes hommes d’Ottawa, tous deux âgés de 24 ans, les jumeaux Carlos Larmond et Ashton Carleton Larmond, qui ont été accusés d’avoir participé à une activité pour un groupe terroriste.
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Mise à jour au 10/01/2015

Les deux jumeaux arrêtés vendredi par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont comparu par vidéoconférence de leurs cellules d’Ottawa, samedi matin,

Les frères jumeaux demeureront incarcérés jusqu’à leur procès et n’auront pas le droit de communiquer entre eux.

Les hommes sont représentés par Me Joseph Addelman du cabinet Addelman Baum Gilbert d’Ottawa.

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Carlos Larmond a été arrêté à l’aéroport international Pierre-Elliott Trudeau à Montréal alors qu’il s’apprêtait à voyager à l’étranger pour des fins terroristes. Ashton Carleton Larmond a, lui, été arrêté à Ottawa.

À la suite d’une enquête criminelle relative à la sécurité nationale, l’Équipe intégrée de la sécurité nationale (EISN) de la GRC à Ottawa a arrêté les deux individus d’Ottawa et porté contre eux un nombre d’accusations en lien avec des infractions liées au terrorisme en vertu du Code criminel du Canada.

Des accusations ont été portées contre Ashton Carleton Larmond pour facilitation d’une activité terroriste, pour participation dans une activité pour un groupe terroriste et pour avoir charger une personne de se livrer à une activité pour un groupe terroriste.

Carlos Larmond est accusé, lui, de participation dans une activité pour un groupe terroriste et de tentative de quitter le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger.

Le commissaire adjoint James Malizia, l’officier responsable des opérations de la Police fédérale de la GRC, a déclaré par voie de communiqué: « Les arrestations ½ du 9 janvier] démontrent notre capacité à faire face à une menace qui est multidimensionnelle et en constante évolution. Grâce à la collaboration de nos partenaires, nous avons empêché ces individus de quitter le Canada afin de prendre part à des activités terroristes outre-mer. »

Depuis avril 2013, le fait de quitter ou de tenter de quitter le Canada pour commettre certaines infractions de terrorisme est un acte criminel et la loi prévoit pour les personnes qui seraient reconnues coupables de telles infractions des peines variant de 10 à 14 ans d’emprisonnement.

Est coupable d’un acte criminel passible d’un emprisonnement maximal de quatorze ans, dit la loi, «quiconque quitte ou tente de quitter le Canada — ou monte ou tente de monter dans un moyen de transport dans l’intention de quitter le Canada dans le but de commettre un acte à l’étranger qui, s’il était commis au Canada, constituerait un acte criminel prévu par la présente loi ou par une autre loi fédérale au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste, ou en association avec lui.»

Puisque cette affaire est maintenant devant les tribunaux, la GRC indique toutefois qu’elle ne fournira pas de plus de détails pour l’instant.