Frappes contre l’EI: le Pentagone enquête sur d’éventuelles victimes civiles

Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, lors d'un point de presse, le 6 janvier 2015. (DoDNews)
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Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, lors d'un point de presse, le 6 janvier 2015. (DoDNews)
Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, lors d’un point de presse, le 6 janvier 2015. (DoDNews)

Pour la première depuis le début des frappes, le Pentagone a reconnu mardi que les bombardements de la coalition contre l’État islamique ont pu faire des victimes civiles, en indiquant avoir lancé des enquêtes sur certains cas en Irak et en Syrie.

«Nous savons que nous avons tués plusieurs centaines de leurs forces», a commencé à dire mardi à la presse le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby.

«Le CENTCOM enquête sur plusieurs allégations de victimes civiles, qu’il considère comme crédibles», a déclaré le porte-parole lors du point presse (voir vidéo plus bas).

Jusqu’à présent, les militaires américains n’avaient jamais reconnu l’existence de telles enquêtes, se bornant à répéter qu’aucun décès de civil n’avait pu être confirmé.

Selon deux sources militaires américaines, l’armée a lancé au total 18 enquêtes sur de possibles victimes civiles en Irak et en Syrie. Cinq seraient toujours en cours, et treize provisoirement abandonnées, les faits n’ayant pu être vérifiés ou les informations étant insuffisantes.

Le risque de toucher la population civile «est quelque chose que nous prenons toujours très au sérieux. Nous faisons très attentions à minimiser le risque pour les civils à chaque opération que nous lançons, quelque soit l’endroit où nous opérons», a indiqué le contre-amiral Kirby.

Fin octobre, le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, Rami Abdel Rahmane, avait indiqué que les frappes aériennes avaient tué 32 civils, dont 6 enfants et 5 femmes, depuis le 23 septembre 2014.