Irak: l’évolution de la définition de «mission de combat» selon Tom Lawson

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Le général Tom Lawson estime que la mission en Irak se passe bien, même si elle pourrait s'avérer longue à mener à bien. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le général Tom Lawson estime que la mission en Irak se passe bien, même si elle pourrait s’avérer longue à mener à bien. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

En octobre, le chef d’état-major de la Défense, le général Tom Lawson avait été très clair sur la question de savoir si les Canadiens pouvaient se retrouver sur le terrain en Irak pour y diriger les frappes aériennes de la coalition et sa réponse, alors, avait été «Non!». Aujourd’hui, la donne a changé.

Il avait alors déclaré à la chaîne de télévision privée canadienne CTV que cela ne pouvait pas arriver parce que n’allait pas se produire «parce que ce serait alors une mission de combat» et que la mission présentée et approuvée par le parlement n’en était pas une.

Aujourd’hui, un peu avant la téléconférence du ministre, le chef d’état major du Canada, a publié un communiqué qui explique l’évolution de la définition de «mission de combat».

«Je comprends qu’il peut y avoir certaines questions au sujet de mes commentaires du 19 octobre sur la nature des activités menées par les Forces d’opérations spéciales (FOS) du Canada en Irak. En bref, la situation au sol a évolué depuis que j’ai formulé ces commentaires, et nous avons augmenté notre soutien relativement aux frappes aériennes proportionnellement à l’augmentation de la menace par les Forces de sécurité iraquiennes (FSI).»

«Nous ne sommes pas en mission de combat terrestre, mais nous offrons du soutien aux forces en combat. Les activités des Forces d’opérations spéciales en Irak décrites par les généraux Vance et Rouleau le 19 janvier sont parfaitement conformes au mandat de fournir des conseils et de l’aide attribué aux Forces canadiennes par le gouvernement. Vous avez toutes les raisons d’être fiers de nos hommes et de nos femmes en uniforme.»

Bref, tant qu’initier le combat ne fait pas partie d’une mission, il semble que celle-ci n’est pas une «mission de combat».

Le problème est sans doute que, pour le public canadien, ce qui comptait n’était pas tant la définition de «mission de combat» que de savoir quels dangers allaient courir nos militaires. Et la réponse à cette question est sans doute que, quoi qu’on fasse, on est sur une zone dangereuse.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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