Irving Shipbuilding conclu un accord pour cinq navires «garantis» avec le gouvernement fédéral

Un nouveau contrat pour le chantier naval d'Halifax (Photo: Irving Shipbuilding)
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Les chantiers Irving (Photo: Irving)
Les chantiers navals Irving, à Halifax. (Archives/Irving)

Irving Shipbuilding et le gouvernement fédéral ont signé un contrat pour construire six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique, avec cependant un nombre de cinq qui sont véritablement garantis pour un budget maximal de 2,3 milliards $.

L’accord a été annoncé vendredi à Ottawa lors d’une séance d’information technique pour les médias avec des hauts-fonctionnaires fédéraux.

Le président d’Irving Shipbuilding, Kevin McCoy, s’est dit confiant de pouvoir produire six navires pour la Marine royale canadienne, avec la première livraison prévu en 2018.

Si les coûts devaient augmenter, cinq navires seront construits, mais si les coûts restent identiques ou baissent, ce seront six navires qui sortiront des chantiers navals.

Le budget global du projet a cependant augmenté, pour passer de 3,1 milliards $ (tel que prévu en 2011) à 3,5 milliards $ aujourd’hui.

Le solde de 1,2 milliard $ sera consacré à l’infrastructure tels que les nouvelles jetées dans le Nord, les fonds de prévoyance, des munitions, des pièces de rechange et la formation.

L’aciérie de Darmouth, qui fournira donc le métal pour le chantier naval, sera «prête au printemps», tandis que la modernisation de l’installation d’Irving sera achevée d’ici cet été.

La construction du premier navire de patrouille extracôtier et de l’Arctique, qui s’appellera le NCSM Harry De Wolf, devrait commencer en septembre. Elle se fera en trois grandes étapes, correspondant à des blocs (centre, arrière et avant), qui sont eux-mêmes composés de 62 plus petits blocs.

Le NPEA mesurera 103 mètres de long, aura une vitesse de 17 noeuds, un équipage de 65 personnes, et pourra naviguer dans des eaux gelées avec un mètre de «nouvelle glace».

En avril 2013, plusieurs experts s’inquiétaient toutefois du projet.

Selon les chercheurs Michael Byers et Stewart Webbles, plusieurs facteurs font que le gouvernement devrait abandonner ce projet:

  • une vitesse maximale de 17 nœuds insuffisante pour patrouiller et aborder des navires suspectés de trafic de personnes ou de marchandises, alors que des navires similaires d’autres pays ont une vitesse comprise entre 25 et 32 nœuds.
  • une capacité d’opérations de 6.800 miles marins (12.600 km)
  • un design de compromis entre un navire de patrouille classique et un brise glace