Les Palestiniens pas éligibles à la CPI, car ils ne forment pas un État souverain, affirme Washington

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La Cour Pénale Internationale doit rendre son verdict à la fin du mois sur l'ouverture, ou non, d'un procès de Laurent Gbagbo (Photo: Europalestine)
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La Cour Pénale Internationale doit rendre son verdict à la fin du mois sur l'ouverture, ou non, d'un procès de Laurent Gbagbo (Photo: Europalestine)
La Cour Pénale Internationale doit rendre son verdict à la fin du mois sur l’ouverture, ou non, d’un procès de Laurent Gbagbo (Photo: Europalestine)

Les Palestiniens ne sont pas éligibles pour adhérer à la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils ne forment pas un État souverain, a affirmé Washington ce mercredi 7 janvier.
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Mise à jour au 08/01/2015 à 8h12

Les Palestiniens sont devenus officiellement membres de la Cour pénale internationale (CPI) mercredi, malgré les objections des États-Unis, ce qui va leur permettre de mettre Israël en accusation devant cette juridiction compétente pour juger les crimes de guerre.

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« Les États-Unis ne pensent pas que l’État de Palestine remplisse les conditions d’un État souverain et ne le reconnaissent pas comme tel », a déclaré la porte-parole du département d’État Jennifer Psaki lors de son point de presse quotidien.

« Et Washington ne pense pas qu’il (l’État palestinien, ndlr) soit éligible pour accéder au Statut de Rome régissant la CPI », a insisté la porte-parole du Département d’État des États-Unis, qui ne sont d’ailleurs pas membre de la Cour pénale internationale, n’ayant pas ratifié le Traité de Rome.

Peu avant, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, dépositaires du Statut de Rome qui a créé la CPI avait accepté la demande d’adhésion des Palestiniens.

La CPI pourra donc enquêter à partir du 1er avril sur les allégations de crimes commis dans les Territoires palestiniens.

L’objectif de la démarche d’adhésion palestinienne, entamée vendredi aux Nations unies, est de pouvoir demander des comptes devant cette cour aux dirigeants israéliens pour des opérations militaires futures à Gaza ou pour l’occupation par Israël des territoires palestiniens.

Les États-Unis qui insistent sur la nécessité de négociations directes entre les parties, s’opposent aux démarches palestiniennes à l’ONU qui, selon Washington, ne peuvent qu’exacerber les tensions.