La Russie a exporté pour 15 milliards $ US d’armes en 2014, annonce Poutine

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Réunion le 27 janvier au Kremlin de la Commission pour la Coopération technologique militaire avec les États étrangers (Service de presse du Kremlin)
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Réunion le 27 janvier au Kremlin de la Commission pour la Coopération technologique militaire avec les États étrangers (Service de presse du Kremlin)
Réunion le 27 janvier au Kremlin de la Commission pour la coopération technologique militaire avec les États étrangers (Service de presse du Kremlin)

La Russie a exporté des armes et matériels de guerre pour plus de 15 milliards $ US et signé des contrats pour 14 milliards de dollars en 2014 et ne compte surtout pas s’arrêter en aussi bon chemin, a annoncé mardi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

«Le volume total des exportations a dépassé 15 milliards de dollars. Nous avons en outre signé de nouveaux contrats pour près de 14 milliards de dollars», a indiqué M.Poutine lors d’une réunion de la commission pour la coopération militaire et technique avec les pays étrangers.

Selon le président russe, en 2014, plus de 60 pays du monde ont souhaité acheter des produits militaires russes. Les « armes et matériels russes restent parmi les plus demandés au monde », a conclu M.Poutine.

La Russie élargira sa présence sur les marchés des armements en Asie, Afrique et Amérique latine, a aussi déclaré le maître du Kremlin lors de cette réunion.

«Les nouveaux défis et menaces obligent de nombreux pays du monde à revoir leurs doctrines militaires, à moderniser les Forces armées nationales (…). La Russie élargira sa présence sur les marchés prometteurs, notamment dans la région Asie-Pacifique, en Afrique, en Amérique latine et dans l’espace caraïbe», a indiqué Vladimir Poutine.

«Nous élargissons notre présence sur les nouveaux marchés des armements, surtout en Amérique latine et en Asie du Sud-est. Nous intensifions notre coopération avec nos anciens et nouveaux partenaires», a ajouté le chef de l’État russe.

L’agence de presse russe officielle Ria Novosti (qui prendra le 29 janvier le nom de Sputnik), a pris quant à elle un malin plaisir à souligner aujourd’hui que le président américain Barack Obama, en visite en Inde, a pu observer des matériels de guerre russes lors d’un défilé militaire organisé à New Delhi à l’occasion de la Journée de la république lundi.

Un survol d’avions de combat de fabrication russe, «rappelant que l’Inde importe beaucoup d’armes russes», a marqué le début du défilé, souligne l’agence russe.

Barack Obama, qui assistait au défilé aux côtés du président indien Pranab Mukherjee, a ensuite vu des chars T-90 de conception russe et d’autres matériels, notamment des hélicoptères et des lance-roquettes multiples.

Le Top Ten des exportateurs

Pour mieux comprendre, voici le Top Ten 2014 du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), un institut d’études stratégiques indépendant renommé célèbre pour ses Yearbooks et qui effectue des études scientifiques au sujet de l’importance des conflits et de la coopération pour la paix mondiale, notamment sur le développement de l’armement, les dépenses militaires, la production et le marché de l’armement, le désarmement, la maîtrise des armements, les conflits, la prévention des conflits et la sécurité.

4% de part de marché seulement sépare les Américains et les Russes.

1-États-Unis (30% du marché mondial d’exportation d’armement sur les 10 dernières années)

2-Russie (26% du marché)

On note toutefois que y a encore 5 ou 6 ans, la Russie était le numéro un des ventes. Le pays doit désormais miser à fond sur l’Inde, la Chine et le Vietnam pour écouler son matériel militaire, des avions pour la moitié, et des missiles pour un cinquième des ventes, mais a bien l’intention de reprendre la première place.

3-Allemagne (8% du marché)

4-France (7% du marché)

5-Chine (4% du marché)

6-Royaume-Uni (4% du marché)

7-Italie (2% du marché)

8-Israël (2% du marché)

9-Suède (2% du marché)

10-Ukraine (2% du marché)

… Reste du monde, dont fait partie le Canada (13% du marché)

En conclusion, avec des armes, du pétrole et de la vodka, on semble malgré les difficultés provoquées par la chute du pétrole et les sanctions, se débrouiller relativement bien chez Boris.

*Avec Ria Novosti