Le chef d’état major américain Martin Dempsey appuie la fermeture de Guantanamo

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Le 15 novembre à Bagdad, le général Martin Dempsey, chef d'état-major des forces américaines, discutent avec des militaires américains en mission en Irak (D. Myles Cullen /U.S. Departement of Defense)
Le 15 novembre à Bagdad, le général Martin Dempsey, chef d’état-major des forces américaines, discutent avec des militaires américains en mission en Irak (Archives/D. Myles Cullen /U.S. Departement of Defense)

À l’instar du Président Obama, qui cherche depuis toujours à fermer la prison de la baie de Guantanamo, le chef d’état-major des armées des États-Unis, le général Martin Dempsey, croit qu’il est dans l’intérêt du pays de fermer cette prison ouverte à la suite des attaques terroristes de septembre 2001 sous l’administration Bush.

Lors de l’émission Fox News Sunday du 11 janvier, le général Dempsey a donné clairement son appui à la fermeture de la prison américaine de Guantanamo, déclarant à l’antenne de la chaîne de télévision américaine de droite que l’installation de la force navale des États-Unis à Cuba «est une cicatrice psychologique contre nos valeurs nationales. Peu importe si elle devait exister ou non, c’est le cas».

Près de 800 prisonniers sont passés par Guantanamo depuis son ouverture en 2002 et il n’en reste plus aujourd’hui que 127.

Le président Obama avait promis lors de sa première campagne présidentielle, en 2008, de fermer le centre. Il continue de libérer des détenus quand il peut trouver des pays capables de les accueillir, au point où il n’y reste donc plus maintenant qu’un peu plus d’une centaine de détenus. Mais le Congrès américain refuse toujours obstinément de permettre le transfert en sol américain de ceux qui ne peuvent être libérés.

À ce propos, le général a indiqué que le sort des détenus qui ne peuvent être libérés si le Congrès américain refuse toujours de les transférer aux États-Unis revenait aux dirigeants élus.

Le chef d’état major américain a aussi prédit la défaite «éventuelle» du groupe l’État islamique.

Le plus haut gradé américain affirme que l’État islamique, qui a réussi à s’emparer de pans entiers des territoires Irakien et Syrien et y a déclaré un «califat» où il fait régner la terreur, s’effondrera sous son propre poids. Selon le général, la nature ultra-violente du groupe se révélera insoutenable pour ses propres membres.

Il a également indiqué que l’armée américaine a la capacité d’attaquer le régime syrien dirigé par le président Bachar al-Assad si le le président Obama en donne l’ordre.

Quant à l’Afghanistan, contrairement au président Obama, qui déclarait fin décembre lors de la fin de la mission de combat officielle, que ce pays ne serait plus «une source d’attaques terroristes à nouveau», le général Dempsey admet: «Il y aura des poches [de territoire, ndlr] dans ce pays qui changeront de mains de temps en temps. Mais nous allons garder un œil sur eux. J’ai tendance à être un peu paranoïaque. Le terrorisme se répand là où menace l’instabilité.»