L’humanitaire française enlevée en Centrafrique a été libérée

Vue d'une rue de Bangui en date du 11 mars 2004 (Archives/Desirey Minkoh/AFP)
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Vue d'une rue de Bangui en date du 11 mars 2004 (Archives/Desirey Minkoh/AFP)
Vue d’une rue de Bangui en date du 11 mars 2004 (Archives/Desirey Minkoh/AFP)

L’humanitaire française enlevée en Centrafrique le 19 janvier a été libérée, a annoncée le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

« Notre compatriote Claudia Priest, qui avait été enlevée en début de semaine en République centrafricaine, est enfin libre », a-t-il annoncé sur son compte Twitter.

Le père Gustav, membre de l’ONG locale Codis (Coordination diocésaine de santé), qui avait été enlevé en même temps que l’humanitaire française, a aussi été libéré ce vendredi, selon Laurent Fabius.

« Je me joins à la joie de ses proches. C’est un immense soulagement pour tous ceux qui ont œuvré à ce dénouement heureux. », apoursuivi le chef de la diplomatie française qui a aussi remercier « en particulier, le gouvernement centrafricain, les autorités religieuses et notamment l’archevêque de Bangui ».

L’humanitaire, une Française âgée de 67 ans, avait été enlevée lundi 19 janvier à Bangui alors qu’elle effectuait en République centrafricaine une mission humanitaire, financée par une association apportant son soutien à des villages centrafricains en matière de santé et d’éducation.

Thérèse Marie Claude Priest, qui se fait appeler Claudia, et son mari Armand ont fondé en 2005 l’association Imohoro, pour venir en aide à la population centrafricaine. Claudia collabore régulièrement avec le Codis, ce qui explique pourquoi elle était dans le véhicule conduit par le père Gustav le jour de l’enlèvement.

Ses ravisseurs, des miliciens anti-balaka, demandaient en échange de sa libération celle de leur chef, Rodrigue Ngaïbona, dit « général Andjilo », arrêté samedi à Bouca par les Casques bleus.

La France avait déploré cet acte contraire au droit humanitaire et appelé les responsables à la libérer au plus tôt. Il s’agissait là du premier enlèvement d’un ressortissant français dans le pays depuis le début de la crise en 2013.

Quant à l’employée de l’ONU, enlevée le lendemain mardi dans des circonstances similaires, elle avait déjà été libérée après avoir été retenue quelques heures par des miliciens anti-balaka.