Moscou menace d’une plainte pour non-livraison du Mistral sous 6 mois

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Les Russes s'impatientent et attendent la livraison du premier bâtiment de projection de combat de classe Mistral construit pour eux par la France(EPA/Marcus Brandt)
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Le navire de guerre Vladivostok de type Mistral commandé par la Russie, sur le chantier naval STX dans l'ouest de la France le 5 mars 2014 (Archives/Frank Perry/AFP)
Le navire de guerre Vladivostok de type Mistral commandé par la Russie, sur le chantier naval STX dans l’ouest de la France le 5 mars 2014 (Archives/Frank Perry/AFP)

Au cours des six prochains mois, Moscou pourrait déposer une plainte contre Paris pour la non-livraison du Vladivostok, le premier des deux bâtiments de guerre de classe Mistral commandés par la Russie à la France, a annoncé ce jeudi 15 le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, rapporte l’agence officielle russe Ria-Novosti.

Le contrat pour la livraison de porte-hélicoptères Mistral à Moscou serait rompu si Paris ne livrait pas le premier bâtiment fin janvier, écrit pour sa part le même jour le quotidien russe Novye Izvestia, qui rappelle en outre, pour sa part, que plusieurs militaires russes estiment que le Mistral n’est pas n’est pas un ajout essentiel aux forces navales russes.

« Si un contrat n’est pas respecté, cela constitue une raison pour saisir la justice », a déclaré quant à lui le ministre russe de la Défense, cité par Ria Novosti, sur la procédure à suivre en cas de non-livraison des navires.

Selon le ministre russe de la Défense, le contrat signé avec la France prévoit trois étapes de réclamations et la première doit prendre fin en janvier.

Quant aux les délais dans lesquels la procédure d’arbitrage pourrait être engagée « L’étape suivante s’étend sur trois à six mois », a précisé Sergueï Choïgou.

Le contrat de 1,2 milliard d’euros prévoyant la construction de deux bâtiments de guerre de classe Mistral a été signé entre la Russie et la France en 2011.

La livraison du premier des deux navires, le Vladivostok, aurait dû avoir lieu cet automne, mais elle a été suspendue par le président français François Hollande sine die au motif que les conditions « n’étaient pas réunies » en raison de la crise ukrainienne.

Moscou envisage donc maintenant de réclamer à la France une indemnité pour le non-respect du contrat.

De son côté, la France, par la bouche de son ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, avait expliqué début janvier, que les efforts visant à respecter le cessez-le-feu en Ukraine ne suffisent pas pour livrer les porte-hélicoptères de type Mistral en Russie.

« Il faut qu’il y ait dans cette partie de l’Europe un processus de cessez-le-feu respecté et une feuille de route politique qui permettent d’envisager des lendemains de sérénité et de calme. A ce moment-là, le président de la République estimera si les conditions (de livraison) sont réunies », avait déclaré le ministre français à l’antenne de

2 COMMENTS

  1. La France devrait respecter ce contrat, parce qu’il n’y a rien qui embête plus Poutine qu’un chef de file qui ne veut pas que son pays soit indépendant des Etats-Unis

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