Nigéria: ne pas oublier ce que fait Boko Haram aux jeunes filles et chrétiens du pays

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Nous sommes profondément choqués par les attaques violentes menées par Boko Haram dans le Nord du Nigéria. Les massacres récents, et l’enlèvement de force des jeunes étudiantes, montre jusqu’où les militants de ce groupe terroriste sont prêts à aller pour détruire des communautés et nuire à l’éducation des jeunes filles.

Des centaines de personnes ont été tuées dans les dernières semaines. Des communautés entières ont été déplacées et décimées. Dans les attaques du week-end dernier, Boko Haram se serait servi d’une petite fille de 10 ans comme kamikaze. Il s’agit d’un rappel de la nature brutale et impitoyable de cette organisation terroriste. Les néo-démocrates condamnent ces atrocités et ces massacres insensés. Les responsables de ces crimes épouvantables doivent faire face à la justice.

En novembre, j’ai rencontré Saa Chibok de la Campagne Jubilee au Comité des Affaires étrangères à Ottawa. Elle m’a raconté son histoire bouleversante du mois d’avril dernier:

«Les membres de Boko Haram sont entrés dans notre école… ils ont commencé à brûler tout ce qui se trouvait dans l’école, c’est-à-dire nos livres, nos vêtements, etc. Ils nous ont demandé pourquoi nous étions dans cette école. L’école était-elle importante pour nous? Pourquoi ne nous étions-nous pas mariées? Ils nous ont dit que nous devions quitter l’école et les suivre dans la forêt.

Ils ont demandé aux filles, l’une après l’autre… Lorsqu’ils ont demandé à la première fille, qui était musulmane, si elle était musulmane ou chrétienne, elle leur a dit qu’elle était musulmane. Ils ont posé la question à la deuxième fille, qui était chrétienne, mais elle leur a dit qu’elle était musulmane. Ils ont demandé à la troisième, et elle leur a dit qu’elle était chrétienne. Lorsqu’elle leur a dit qu’elle était chrétienne, l’un d’entre eux a décidé qu’il ne fallait pas la laisser partir et qu’il fallait la tuer…

Certaines d’entre nous ont sauté du camion pour entrer dans la forêt pour nous cacher. Nous attendions qu’ils soient passés pour tenter de rentrer chez nous.»

À l’approche des élections présidentielles Nigériane du mois prochain, le Canada doit tout d’abord répondre à la demande du présent gouvernement du Nigéria en l’aidant à mettre tout en œuvre pour que les jeunes filles kidnappées puissent retrouver leurs familles. Il doit également travailler avec ses partenaires régionaux pour soutenir les efforts du gouvernement nigérian visant à mettre fin à l’assaut de Boko Haram, à apporter une aide humanitaire nécessaire et à assurer que tous les Nigérians puissent participer librement au processus démocratique.