Opération IMPACT: une mission «très bien réussie» jusqu’à présent, dit le général Lawson

Des CF-188 Hornet partent de la 4e Escadre Cold Lake le 21 octobre 2014 en vue d’appuyer l’opération Impact. PHOTO : Caporal Audrey Solomon
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Le général Tom Lawson estime que la mission en Irak se passe bien, même si elle pourrait s'avérer longue à mener à bien. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le général Tom Lawson estime que la mission en Irak se passe bien, même si elle pourrait s’avérer longue à mener à bien. (Archives/Nicolas Laffont/45eNord.ca)

Alors qu’il se trouvait à Calgary vendredi 9 janvier, le plus haut gradé des Forces armées canadiennes a déclaré que la mission du Canada en Irak contre ce qu’il appelle des «individus odieux» est couronné de succès jusqu’à présent.

Après l’avancée fulgurante des forces du groupe armé État islamique l’été dernier, le Canada a rejoint la campagne internationale menée par les États-Unis en octobre. Il a tout d’abord apporté un soutien aérien aux forces kurdes, avant d’engager plusieurs dizaines de conseillers des forces spéciales pour aider les Kurdes, avant d’envoyer notamment des CF-18 pour larguer des bombes sur les djihadistes.

Les CF-18 Hornet, CC-150 Polaris et CC-140 Aurora «ont effectué plus de 300 sorties visant à affaiblir les capacités de combat de cette organisation terroriste brutale», a déclaré le général Tom Lawson lors d’un discours au Royal Alberta United Services Institute, vendredi.

«Nous sommes en Irak pour larguer des bombes sur la tête de certaines des personnes parmi les plus odieuses que cette terre ait jamais vu», a-t-il dit.

La décision de prolonger la mission aérienne contre l’EI, qui doit prendre fin en avril, n’a pas encore été faite. Le Premier ministre Stephen Harper a récemment déclaré que le moment venu, l’un des critères sera «le genre de risque que cela représente pour notre pays».

Le général Lawson, qui a indiqué qu’il allait prochainement se rendre au Koweït pour visiter les troupes canadiennes, n’a pas donné son avis sur l’opportunité de la prolongation de la mission. La recommandation finale qu’il fera se basera in fine, sur les différents rapports et recommandations du brigadier-général Dan Constable, commandant de la Force opérationnelle interarmées en Irak.

«Vous aurez à définir à quoi ressemble le succès, mais la première partie, la raison pour laquelle nous y sommes – pour réduire les capacités d’attaques de l’EI contre des hommes et des femmes innocents sur le terrain en Irak – est pour le moment très réussie», a encore dit le général Lawson en s’adressant au public présent.

Une mission en trois phases

Il a précisé un peu plus tard, lors d’une interview radio avec News Talk 770 – Calgary, que la première partie de la mission qui consiste à «casser les dents de l’EI» avait été accomplie. Le groupe «ne progresse plus en terme de territoire […] Il ne gagne plus de terrain. On a stoppé sa progression», estime le général Lawson.

«Pour faire pression sur le groupe État islamique [afin de le battre, ndlr], il faut des soldats au sol», a toutefois indiqué Tom Lawson qui rappelle que ni l’Irak ni les puissances occidentales ne veulent de soldats occidentaux sur le terrain pour combattre. Seule solution: «amener nos partenaires locaux à être à la hauteur de la tâche».

Finalement, le chef d’état-major de la Défense du Canada indique qu’il n’y a pas de «solution militaire» au problème. Si pour les deux premières phases de la mission, à savoir affaiblir les capacités de l’EI et reconstruire des armées irakienne et kurde capables de se débrouiller, cela devrait prendre de deux à trois ans, «pour la résolution complète [du problème], ce sera plus long, d’autant que le problème de l’extrémisme s’étend du Moyen-Orient au Levant, à l’Afrique».

Des propos qui rejoignent ceux formulés la veille par le brigadier-général Constable, au Koweït.