RAFALE BLANCHE 2015: le 12 RBC avec les cousins français (PHOTOS/VIDÉO)

Un soldat français du 4e Régiment de chasseurs, intégré au 12e Régiment blindé du Canada, mène un assaut, le 22 janvier 2015. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Le 12e Régiment blindé du Canada, l’une des 11 unités du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), prend part avec ses unités consœurs à l’exercice hivernal RAFALE BLANCHE 2015, dans et autour de la base de Valcartier. 45eNord.ca a passé quelques jours avec le régiment.

Opérer dans un contexte hivernal austère est une des réalités auxquelles doit faire face les Forces armées canadiennes. À la mission classique s’ajoute ainsi le facteur «survie par temps froid». Les troupes doivent donc se préparer à ce défi et s’assurer que les manœuvres tactiques et opérationnelles soient bien exécutées sur le terrain, tout en maintenant des communications efficaces entre les unités.

Cette année s’ajoute aussi le facteur de la «montée en puissance» de la brigade.

D’ici le 1er juillet 2015, le 5 GBMC a été identifié pour préparer deux forces opérationnelles à niveau de préparation élevé (FO 1-15 et FO 2-15), c’est à dire prêtes à intervenir dans n’importe quel type d’urgence, au pays et à l’étranger.

La FO 1-15 est conçue pour diriger ou mener à bien une opération majeure au pays ou à l’étranger pendant une période prolongée. Elle doit pouvoir mener de longues missions de haute intensité dans l’ensemble du spectre des opérations.

La FO 2-15 doit quant à elle être capable de déployer des forces d’intervention en cas de crise, au Canada ou dans le monde, pour de courtes périodes de temps. Elle est optimisée pour mener des opérations humanitaires et de secours aux sinistrés. Elle peut aussi conduire des opérations de contingence de faible intensité.

L’exercice «est un bon tremplin pour la montée en puissance, a dit le lieutenant-colonel Pierre Huet, commandant du 12e Régiment blindé du Canada. Ici, le 12 RBC joue le rôle d’un groupement tactique, c’est à dire une force mécanisée au sein d’une brigade qui doit dégager un corridor pour sécuriser un objectif. On doit détruire l’ennemi.»

Pour rajouter un autre niveau de complexité, un peu plus d’une trentaine de militaires français du 4e Régiment de chasseurs se sont joints au 12e Régiment blindé du Canada. Le but de l’intégration, outre le développement de liens d’amitiés entre les deux unités, est le développement de sa polyvalence en acquérant des savoir-faire de combat hivernal spécifiques à un milieu et à des conditions climatiques différents de ceux des Alpes.

Au cours de plusieurs attaques, les militaires français se sont retrouvés en première ligne à combattre avec leurs homologues de l’Armée canadienne, tant à pied que dans des véhicules blindés légers.

Pour le première classe Théophane, du 4e Régiment de chasseurs, c’est une expérience incroyable au Canada. «Ils ont été très accueillants et chaleureux, ils nous ont fait découvrir leur régiment et aussi le fait de combattre avec eux c’est enrichissant. J’ai jamais combattu dans la neige, alors ça change!, a précisé le jeune militaire avec le sourire en coin.

Avec des températures qui ont oscillé entre -10° et -28° la nuit, à n’en pas douter, nos cousins francais se souviendront longtemps de cet exercice hivernal avec le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada.