RAFALE BLANCHE 2015: les «22» dans l’enfer glacé de Valcartier (PHOTOS/VIDÉO)

Le caporal Daniel Bernier, de la compagnie A du 1R22eR surveille une éventuelle poussée ennemie, lors de RAFALE BLANCHE, le 26 janvier 2015. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Conduire des opérations militaires est un défi en soi, mais le facteur hiver rajoute une couche de complexité supplémentaire, comme l’ont vécu les quelques 2.800 militaires du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada ces derniers jours, lors de l’exercice RAFALE BLANCHE.

Si l’exercice CASTOR VAILLANT, mené en octobre dernier à Gagetown, au Nouveau-Brunswick, était «ancré dans la réalité», RAFALE BLANCHE l’est tout autant!

Le grand Nord ne pardonne pas, et il en est de même au cours de l’exercice RAFALE BLANCHE dans les environs de la base de Valcartier.

Au cours d’un exercice comme celui-ci dans un contexte austère, les soldats doivent arriver à faire leurs opérations tout en luttant contre le froid, ils doivent aussi se familiariser avec leur équipement, tester les réseaux de communications et vérifier si les standards sont bien faits.

Le but de cet entraînement est de préparer à la validation de l’état final de préparation des Forces opérationnelles (FO) 1-15 et 2-15. Une fois cet état de préparation confirmé, les deux FO seront mise à disposition du gouvernement du Canada, et prêtes à se déployer au pays ou à l’étranger.

Le lieutenant Alexandre Beauchamp, commandant du peloton 1 de la compagnie A du 1er Bataillon Royal 22e Régiment, explique que les défis sont nombreux en hiver. Le jour où nous l’avons rencontré, la température dépassait les -30° sans le facteur vent! «Ca prend plus de temps de faire ce qu’on veut faire, explique-t-il. Si on marche trop vite on va suer et geler le soir. Il faut aussi changer le monde de place régulièrement dans nos positions défensives pour qu’ils se réchauffent un peu dans nos tentes». Le matériel est lui-aussi soumis à rude épreuve, le métal gelant, les armes deviennent difficilement utilisables.

Une des «leçons apprises» de RAFALE BLANCHE 12, lors de la précédente montée en puissance de la 5e brigade fut justement que beaucoup de soldats avaient perdu des notions de base de guerre en hiver, et même d’opérer simplement en milieu hivernal, avec le focus mis durant plus d’une décennie sur les opérations de contre-insurrection comme en Afghanistan.

«En 2012, on déployait la 5e brigade sur le terrain comme groupe-brigade et c’était la première fois depuis des années», a indiqué à 45eNord.ca, le brigadier-général Stéphane Lafaut, commandant de la 2e Division du Canada, alors qu’il rendait visite aux troupes. «Je vois une belle continuité dans la progression. En 2012, on parlait d’un retour à l’entraînement de base au niveau des conditions hivernales. Là, on a réellement dépassé cette étape, et on fait réellement du perfectionnement sur le terrain».

Motoneiges, raquettes, réchauds, de nombreuses couches de vêtements, on se croirait presque en camping… presque!

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