Exercice ROGUISH BUOY 2015 pour les plongeurs de combat

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Le sergent Mathieu Tora, plongeur de combat des Forces armées françaises, aide le Caporal Pierre-Luc Auger du 5e Régiment de génie de combat, également plongeur de combat, à sortir de l’eau suite à une plongée sous glace effectuée dans la Carrière Graymond à Deschambault-Grondines (Qc) le jeudi 19 février 2015 dans le cadre de l’Exercice ROGUISH BUOY. (Caporal Geneviève Lapointe/Section d’imagerie Valcartier)
Le sergent Mathieu Tora, plongeur de combat des Forces armées françaises, aide le Caporal Pierre-Luc Auger du 5e Régiment de génie de combat, également plongeur de combat, à sortir de l’eau suite à une plongée sous glace effectuée dans la Carrière Graymond à Deschambault-Grondines (Qc) le jeudi 19 février 2015 dans le cadre de l’Exercice ROGUISH BUOY. (Caporal Geneviève Lapointe/Section d’imagerie Valcartier)

Soixante-dix plongeurs canadiens et alliés participent à l’exercice ROGUISH BUOY. Du 8 au 28 février, à la Garnison Valcartier ainsi qu’à la carrière Graymond à Deschambault-Grondine, les équipes de plongeurs de l’armée de terre appartenant aux quatre régiments de génie de combat canadien, entre autres le 5e Régiment de génie de combat (5 RGC), s’exercent dans le but de maintenir une capacité élevée de leurs habiletés et de leurs compétences.

Les soixante-dix plongeurs de combat défient les conditions de froid extrême, afin de pratiquer la plongée sous la glace. Cet exercice international annuel, mettant en vedette les équipes de plongeurs des quatre régiments de génie de combat canadien, est organisé par le Centre de la plongée de l’armée de terre situé à Gagetown au Nouveau-Brunswick et a eu lieu du 8 au 28 février.

Les deux sites de tâches mis à la disposition des équipes de plongeurs, dont un à la Garnison Valcartier et l’autre dans le comté de Portneuf, donnent à chaque plongeur la possibilité de s’entraîner dans divers scénarios afin de réviser les procédures d’urgence, de se repérer sous la glace ainsi que de pratiquer la recherche et récupération.

Dans l’un des scénarios proposés, les équipes doivent, tout en respectant les procédures bien établies, exécuter les tâches reliées à un désastre aérien dans un rayon de quarante-cinq mètres et ce, sous la glace. Ils doivent procéder à la recherche et à la récupération de six passagers, ainsi que deux boîtes noires, à la suite de l’écrasement d’un avion Cessna.

Vêtus de leurs combinaisons de plongée, ceux-ci repoussent leurs limites afin d’obtenir un niveau de rendement encore plus élevé, ainsi que des connaissances plus approfondies tout en maintenant les habiletés dont ils ont besoin, afin de pouvoir répondre aux demandes éventuelles provenant du gouvernement du Canada dans certaines situations variées.

«Mon travail au sein de l’équipe de plongeurs du 5 RGC est de voir à ce que l’équipement et le matériel soient fonctionnels et disponibles en tout temps. Les plongeurs possèdent l’équipement adéquat et sécuritaire en fonction de leurs tâches», résume le caporal-chef Boissonneault, magasinier des plongeurs de combat du 5 RGC. Leurs combinaisons faites de caoutchouc imperméable leur permet d’être confortables en plus de ne pas ou peu ressentir la froideur de l’eau surtout dans des conditions hivernales.

Des acquis de plus

«Habituellement, cet exercice se déroule à Vancouver, mais cette année, c’est à Valcartier et à Deschambault-Grondine qu’elle a lieu. La raison est très simple: la glace et le froid. Il était important pour nous de préparer un exercice de plongée sous la glace, afin de peaufiner davantage les habiletés des plongeurs dans des conditions de froid extrême. Québec est l’endroit idéal», a expliqué le Capitaine Étienne Drapeau, ingénieur de combat spécialisé plongeur de combat. Le capitaine Drapeau, aussi Commandant de la troupe 5 du 5 RGC à la Garnison Valcartier, a aussi mentionné qu’il profitait de l’exercice ROGUISH BUOY pour lancer une invitation à la GRC, afin de pouvoir leur démontrer la qualité de leur travail et de leurs compétences pour un éventuel partenariat lors de contexte opérationnel.

Un environnement d’interopérabilité international

L’exercice ROGUISH BUOY 2015 se déroule dans un environnement d’interopérabilité international. L’armée canadienne a accueilli 22 alliés, dont cinq militaires français, cinq Britanniques, trois Américains et neuf militaires Hollandais, pour participer à cet exercice annuel. Lors de leur exercice, les plongeurs de combat en ont quant à eux profité pour inviter quelques alliés afin d’échanger leurs procédures de travail, faisant en sorte de mettre en contexte différentes façons de procéder aux tâches des scénarios proposés. De plus, les connaissances de chacun leur ont permis d’effectuer des manœuvres efficaces et variées.

Afin d’être en mesure d’accomplir toutes les tâches d’un plongeur de combat de l’armée de terre, ils doivent posséder une très bonne concentration, être systématique et détenir une très bonne forme physique, mais surtout : être d’un calme olympien. Leur dévouement leur permet de se surpasser afin d’être prêts à toute éventualité.

Nathalie Corneau était blogueuse, conceptrice et recherchiste pour un blogue sur les militaires canadiens entre 1999 et 2010. De 2010 à 2012, elle a agit comme rédactrice en chef-journaliste et chroniqueuse pour le journal du CFV Valcartier. Elle réalise différents mandats de journalisme pour la communauté militaire depuis 1993, ce qui lui confère une vaste expérience en ce domaine qui l’a toujours attirée.

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