France: trois militaires agressés, dont deux blessés, devant un centre juif

Renforcement du plan Vigipirate en Ile de France au niveau "alerte attentat" (Etat-major des armées/armée de Terre)
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Renforcement du plan Vigipirate en Ile de France au niveau "alerte attentat" (Etat-major des armées/armée de Terre)
Renforcement du plan Vigipirate en Ile de France au niveau « alerte attentat » (Etat-major des armées/armée de Terre)

Trois militaires français ont été agressés par un homme armé d’un couteau, et deux d’entre eux blessés mardi à Nice (sud-est), devant un centre communautaire juif sous protection depuis les attentats de Paris, selon une source policière.
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Mise à jour au 03/02/2015 à 13h12

L’agresseur de trois militaires français avait été refoulé la semaine dernière par les autorités turques et entendu à son retour par les policiers du renseignement français, a-t-on appris de source proche de l’enquête, mais cet entretien administratif n’a pas permis de recueillir d’informations suffisantes pour déclencher une procédure judiciaire.

L’agresseur, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la région parisienne, était connu des services de police pour des faits de violences et de vols aggravés.

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L’un des soldats a été blessé au bras et un autre au visage. L’auteur de l’agression, qui s’est déroulée peu après 13H00 GMT dans le centre de Nice, a été arrêté. Une enquête a été ouverte et confiée à des magistrats antiterroristes, selon une source judiciaire.

L’agresseur aurait peut-être eu un complice, a ajouté une autre source policière, sans donner de détail sur les motivations ou le profil de cet homme ou de son éventuel complice.

Selon plusieurs sources proches de l’enquête, l’individu interpellé s’appellerait Moussa Coulibaly mais n’aurait a priori aucun lien avec Amédy Coulibaly, un des trois jihadistes auteurs des attentats de Paris qui ont fait au total 17 morts et une vingtaine de blessés entre le 7 et le 9 janvier.

Amédy Coulibaly avait abattu une policière dans la banlieue sud de Paris le 8 janvier avant de tuer le lendemain un employé et trois clients juifs d’un supermarché casher de la capitale.

Les militaires agressés à Nice assuraient la sécurité d’un immeuble abritant le consistoire israélite de la ville, une radio et une association de la communauté juive.

Quelque 10.500 militaires ont été déployés en renfort en France depuis les attentats de Paris, pour assurer la protection de sites sensibles, notamment les lieux de culte juifs et musulmans, les établissements scolaires, les entreprises de presse et lieux publics les plus fréquentés (gares, sites touristiques…).