Guérilla et contre-guérilla: les leçons des luttes passées

Guérilla et contre -guérilla , Jehan Morel (page couverture)
Temps de lecture estimé : 2 minutes

Prix: 33 € (46,50 $ CAD)
Auteur: Jehan Morel
Titre: Guérilla et contre guérilla, Théorie et pratique
Date de parution: 25 août 2012
Éditeur: Éditions de Chiré
Pages: 504 pages
ISBN:9782851901675

Résumé

L’ouvrage porte sur les modes, en constante évolution, d’action, de pensée et de vivre de la guérilla.

Ce livre n’est pas écrit par un théoricien mais par un combattant.

Engagé volontaire, Jehan Morel a fait l’Indochine où il fut chef de section dans une unité tonkinoise et reçu la Croix de guerre des T.O.E.

Plus tard, il participe au conflit du Katanga et en République démocratique du Congo (ex-belge).

L’auteur, qui n’est pas tendre pour l’Amérique d’aujourd’hui, se sert de son expérience du terrain pour analyser les facettes de la guérilla et de la contre-guérilla.
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Les techniques de guérilla étant en constante évolution, l’auteur lui-même, dans son avant-propos, prie le lecteur de vouloir «l’excuser pour les éventuelles insuffisances qu’il pourrait constater».

De plus, Jehan Morel ne traite ici que de ce qu’il appelle les «les mouvements légitimes combattant pour la libération nationale contre un occupant étranger».

Il ne cache pas son «rejet absolu» des formes de lutte qui seraient le fait de terroristes «souhaitant par leur violence aveugle imposer leur vision hallucinée du monde».

Le problème est que, mis à part quelques mouvements historiques qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui, telles les Forces armées révolutionnaires de Colombie, rares sont les combattants dont les groupes correspondent à la définition presque romantique de guérilla ou d’insurrection qu’étudie l’auteur dans cet ouvrage.

Mais il demeure que les guérillas du passé ont encore à offrir bien des leçons «d’imagination au pouvoir», et d’adaptations à tous les types de situations, de terrains, de populations, de cultures et de religions.

Mais, pour reprendre les mots de l’auteur, tous ces combats sont aussi caractérisés par l’absence du respect des « lois de la guerre », voire la négation des sentiments d’humanité les plus élémentaires.

Alors, pour mieux comprendre l’agir de ceux qu’on nommait jadis «guérilleros», rebelles, insurgés, et, aujourd’hui, terroristes, leur attitude, leur révolte, leurs motivations, leurs besoins et leurs méthodes, s’impose la lecture d’un pareil ouvrage comme réflexion sur les échecs des armées régulières dans ce genre de situation.

Cela permettra sans doute à plusieurs de comprendre, en faisant les parallèles qui s’imposent, pourquoi on ne vaincra sans doute pas le groupe État islamique seulement à coup de missiles Hellfire et également, aux citoyens canadiens, de comprendre qu’on ne vaincra pas non plus la radicalisation ici seulement à coup de mesures législatives.