La flotte de sous-marins canadiens est maintenant opérationnelle

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Le NCSM Victoria à la base d'Esquimalt, en Colombie-Britannique (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)
Le NCSM Victoria à la base d’Esquimalt, en Colombie-Britannique (Photo: Nicolas Laffont/45eNord.ca)

La flotte de sous-marins de la classe Victoria est maintenant opérationnelle, et trois des quatre sous‑marins sont disponibles pour des opérations, indique le plus récent état de la flotte de la Marine royale canadienne en date du 19 février.

Les NCSM Windsor, Victoria et Chicoutimi étaient tous en mer en décembre 2014 et ont passé un total cumulatif d’environ 260 jours en mer en 2014.

Le NCSM Corner Brook est actuellement à quai au chantier Victoria Shipyards afin de se soumettre à sa période en cale sèche prolongée dans le cadre du contrat de soutien en service de la classe Victoria conclu avec Babcock Canada Inc. Il devrait y rester jusqu’en 2017.

Les sous-marins canadiens œuvrent généralement en un cycle opérationnel dans le cadre duquel chaque bâtiment est disponible auprès de la flotte pendant six ans, ce qu’on appelle la « période opérationnelle », suivie de deux ans de grands travaux de maintenance durant une période en cale sèche prolongée, indique la marine royale canadienne dans son état de la flotte.

En raison de leur petite taille et de leur système de propulsion électrique extrêmement silencieux, les sous-marins diesel-électriques conventionnels comme ceux de la classe Victoria sont dotés de capacités furtives et d’une manœuvrabilité accrue comme on a pu le voir avec le sous-marin Victoria lors de l’exercice RIMPAC 2012.

Ils possèdent des avantages dans certaines conditions par rapport aux sous-marins nucléaires, spécialement sur les côtes et dans des points d’étranglement stratégiques, ce qui fait d’eux un atout précieux pour le Canada et nos partenaires internationaux durant les années à venir.


RIMPAC 2012: visite du HMCS / NCSM Victoria (45eNord.Ca)

La flotte de sous-marins de la classe Victoria du Canada est active en mer depuis 2003. Les bâtiments ont participé à des exercices au pays et à l’étranger, ont patrouillé les secteurs côtiers du Canada – y compris l’Arctique – et ont pris part à des opérations internationales telles que l’Opération CARIBBE.

Les sous-marins canadiens constituent un volet important de la relation stratégique du Canada avec les États-Unis. Notre pays adhère à un régime mondial de « gestion de l’espace maritime » dont les principaux pays alliés dotés de sous-marins se servent pour prévenir l’interférence mutuelle. À titre de membre du groupe de pays ayant une flotte de sous-marins, le Canada bénéficie d’un accès privilégié à des renseignements dont il ne pourrait autrement pas prendre connaissance, souligne la Marine royale canadienne dans son état de la flotte.

Outre représenter un atout stratégique pour le Canada, les sous-marins peuvent aussi jouer toute une gamme de rôles navals en temps de paix: surveillance des pêches, surveillance des trois côtes canadiennes, appui aux organismes maritimes d’application de la loi et aux autres ministères, dissuasion des terroristes, contrebandiers et pollueurs potentiels, etc.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. J’aimerais voir une comparaison avec le U 214 ou de la classe Soryo, versus la classe Victoria