L’EI affirme avoir brûlé vif le pilote jordanien

Manifestation pour la libération du pilote jordanien Maaz al-Kassasbeh, le 3 février 2015 à Amman (Khalil Mazraawi/AFP)
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Manifestation pour la libération du pilote jordanien Maaz al-Kassasbeh, le 3 février 2015 à Amman (Khalil Mazraawi/AFP)
Manifestation pour la libération du pilote jordanien Maaz al-Kassasbeh, le 3 février 2015 à Amman (Khalil Mazraawi/AFP)

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a diffusé mardi une vidéo d’un homme en train d’être brulé vif dans une cage et affirmé qu’il s’agissait du pilote jordanien capturé après le crash de son F-16 en Syrie le 24 décembre.

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Mise à jour au 03/02/2015 à 14h17

Le commandant des forces militaires américaines au Moyen-Orient, le général Lloyd Austin, a condamné mardi le meurtre sauvage du pilote jordanien.

—–à 14h12

Le gouvernement jordanien a prévenu que la riposte du royaume à la mort de son pilote serait terrible. La Jordanie va exécuter mercredi la djihadiste irakienne réclamée par l’EI.

—- à 13h45

L’exécution du pilote jordanien, que le groupe djihadiste État islamique (EI) affirme avoir brûlé vif dans une vidéo diffusée mardi, a été menée il y a un mois, a indiqué la télévision officielle du royaume hachémite.

Ces derniers jours, Amman avait plusieurs fois réclamé, en vain, des preuves de vie de son pilote, avant d’envisager de libérer la djihadiste irakienne détenue en Jordanie que l’EI réclamait.

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Maaz al-Kassasbeh menait un raid sur des positions de l’EI dans le cadre de la coalition internationale anti-djihadistes lorsqu’il a été capturé. Sur les images insoutenables de cette vidéo de 22 minutes, on voit un homme portant une tenue orange enfermé dans une cage en fer et les flammes qui consument ses vêtements jusqu’à ce qu’il devienne une boule de feu.

La Jordanie avait affirmé dimanche sa détermination « à tout faire » pour sauver la vie de son pilote prisonnier et avait également « vivement » condamné l’exécution, la veille par l’EI, d’un second otage japonais, capturé en Syrie.

Depuis plusieurs jours, Amman exigeait une preuve que son pilote était vivant avant d’envisager de libérer, comme l’exigeait l’EI, une prisonnière irakienne condamnée à mort pour son implication dans des attentats meurtriers en Jordanie en 2005.

L’EI occupe de larges portions de territoire en Irak et en Syrie, où ses djihadistes ont commis de nombreuses exactions, dont des décapitations d’otages, notamment occidentaux. L’ONU accuse l’organisation ultra-radicale sunnite de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité.