L’entraînement des rebelles syriens modérés pour combattre l’EI commencera dans 4 à 6 semaines

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Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, lors d'un point de presse, le 6 janvier 2015. (DoDNews)
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Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, lors d'un point de presse, le 6 janvier 2015. (DoDNews)
Le porte-parole du Pentagone, le contre-amiral John Kirby, lors d’un point de presse (DoDNews)

Le Pentagone prévoit que l’entraînement des rebelles syriens modérés en Turquie devrait commencer d’ici « quatre à six semaines », a indiqué vendredi le porte-parole du ministère américain de la Défense, le contre-amiral John Kirby.

« Notre évaluation, c’est que nous devrions être prêts à commencer concrètement l’entraînement dans quatre à six semaines », a déclaré

Après plusieurs mois de négociations difficiles tractations, Washington et Ankara ont signé le 19 février un accord pour l’entraînement, sur une base turque, de groupes rebelles modérés hostiles au président Bachar el-Assad, ainsi que pour la fourniture de matériel militaire.

Ankara, qui a fait du président Assad sa bête noire, souhaite que ces rebelles soient entraînés pour combattre tant le régime de Damas que les insurgés du groupe djihadiste État islamique (EI) qui contrôlent de larges zones de l’Irak et de la Syrie à sa frontière.

Mais Washington, dont la force aérienne effectue des attaques ciblées contre les positions de l’EI, souhaite plutôt former les rebelles dans le cadre de sa lutte contre le groupe djihadiste.

Le gouvernement américain espère que les premiers combattants rebelles formés puissent être opérationnels d’ici la fin de l’année, selon le Pentagone.

Un porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères a indiqué pour sa part le même jour, vendredi, que le programme d’entraînement commencerait encore plus tôt.

Le porte-parole turc, Tanju Bilgiç, cité par l’agence de presse gouvernementale Anatolie,a déclaré lors de son point-presse hebdomadaire que le programme « va démarrer le 1er mars », sans toutefois donner d’autre détails.

Mais, selon le contre-amiral Kirby, pour l’instant seule une grosse centaine de candidats à la formation a franchi le processus de filtrage, destiné à éviter que des adversaires ne se glissent parmi les recrues.

Il faut à peu près 200 à 300 personnes pour faire une promotion, a-t-il indiqué.

Les États-Unis ont envoyé une centaine de personnes en Turquie pour préparer la mission d’entraînement, qui comptera, lorsqu’elle aura pris son envol environ un millier d’Américains, formateurs ou éléments de soutien.

Au total, 1.500 Syriens modérés sont considérés comme des recrues potentielles pour l’instant, a indiqué vendredi le contre-amiral Kirby, précisant que le but est de former de 5 à 5.500 personnes sur l’année, selon lui.

Mais « s’il y a de la demande », et si « le processus de filtrage » est efficace, l’objectif pourrait être revu à la hausse, a-t-il ajouté.

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  1. Mais « s’il y a de la demande », et si « le processus de filtrage » est efficace, l’objectif pourrait être revu à la hausse, a-t-il ajouté.

    Parfois, quand je lis ce type d’informations, j’hésite entre le fou rire et l’étonnement. La dernière fois que la grande Amérique eût l’initiative d’encadrer (à travers ses services) et d’armer les rebelles syriens pompeusement qualifiés de « modérés » (un élément de langage destiné à enfumer les opinions occidentales qui, telle une femme battue attachée à son bourreau de mari, en redemandent), ils ont tous fini dans les rangs du Front al Nosra (avec armes « missiles TOW » et bagages). C’est récent, c’est en 2015. Et voilà qu’elle persiste à entretenir la fiction des rebelles « modérés »! Les opinions publiques occidentales sont tellement lobotomisées, ont tellement perdu de sens critique que tout bonimenteur peut mentir à ne plus en finir! La vérité est que le djihadisme n’a jamais constitué un problème à la seule condition de rester cloisonner dans des limites qu’ils lui imposent. Au fond, la faute de Daech and co, c’est d’être devenus incontrôlables . Si ces islamistes s’étaient contentés de suivre la feuille de route qu’ils leur avaient assigné (renverser le régime d’Assad), ils seraient -peut être-déjà grands califes à Damas. Dans les années 80, l’Amérique n’a-t-elle armé les futurs talibans (donc semer les germes du 11 septembre) contre l’union soviétique en Afghanistan? Oui la grosse escroquerie est de faire croire aux gens que l’islamisme politique pose des problèmes à nos élites dirigeantes. Sinon, expliquez-moi pourquoi l’Arabie Saoudite, la Qatar ne sont jamais inquiétés malgré leur lourde responsabilité dans l’explosion du djihadisme mondial?

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