Les restes des corps de 23 Yazidis découverts dans un charnier en Irak

Une mère Yazidi et ses enfants dans le camp de réfugiés de Bajid Kandala (ouest du Kurdistan), le 13 août 2014 (Archives/Ahmad Al-Rubaye/AFP)
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Une mère Yazidi et ses enfants dans le camp de réfugiés de Bajid Kandala (ouest du Kurdistan), le 13 août 2014 (Archives/Ahmad Al-Rubaye/AFP)
Une mère Yazidi et ses enfants dans le camp de réfugiés de Bajid Kandala (ouest du Kurdistan), le 13 août 2014 (Archives/Ahmad Al-Rubaye/AFP)

Les restes des corps de 23 hommes yazidis, tués par des djihadistes du groupe Etat islamique (EI), ont été découverts dans un charnier situé dans le nord de l’Irak, a indiqué samedi un responsable.

La fosse commune a été mise au jour vendredi près du village de Bardiyane, sur la base d’une information donnée par un habitant du secteur, a indiqué le porte-parole du ministère des Martyrs de la région autonome du Kurdistan irakien.

Fouad Othmane a précisé que les victimes avaient toutes été tuées par balles et que certaines avaient les mains attachées.

Dimanche dernier, des combattants kurdes avaient découvert les restes des corps de 25 Yazidis –hommes, enfants et femmes– dans un charnier situé plus au sud, dans le secteur du Mont Sinjar, un fief de cette communauté.

Et selon M. Othmane, des dizaines d’autres corps se trouveraient dans un autre charnier dans le secteur d’Hardane.

Le groupe extrémiste, qui s’est emparé l’an dernier de pans entiers du territoire irakien, notamment dans l’ouest et le nord du pays, a depuis été repoussé de certaines régions par les forces kurdes ou l’armée irakienne, appuyée par des milices alliées.

Considérée comme hérétique par l’EI, la minorité yazidie a été particulièrement visée par les exactions des djihadistes. Ils ont procédé à de multiples exécutions d’hommes yazidis et enlevé des centaines, sinon des milliers, de femmes, vendues comme épouses aux djihadistes ou réduites à l’état d’esclave sexuelle, selon Amnesty International.

L’EI multiplie les exactions dans les régions sous son contrôle en Irak comme en Syrie voisine, où le groupe djihadiste est impliqué dans la guerre depuis 2013.

Les défenseurs des droits de l’Homme et l’ONU ont accusé cette organisation ultra-radicale sunnite de nettoyage ethnique et de crimes contre l’Humanité.