Quatre mille soldats américains partent pour le Koweït, prêts au combat contre l’EI

Le colonel Gregory Sierra, commandant de la 3e Brigade de combat blindée de la 4e Division d'infanterie de l'Armée américaine lors d'une cérémonie le 12 février 2015 à Fort Carson, au Colorado, pour saluer le départ des troupes pour le Koweït (Grady Jones/U.S. Army)
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Le colonel Gregory Sierra, commandant de la 3e Brigade de combat blindée de la 4e Division d'infanterie de l'Armée américaine lors d'une cérémonie le 12 février 2015 à Fort Carson, au Colorado, pour saluer le départ des troupes pour le Koweït (Grady Jones/U.S. Army)
Le colonel Gregory Sierra, commandant de la 3e Brigade de combat blindée de la 4e Division d’infanterie de l’Armée américaine lors d’une cérémonie le 12 février 2015 à Fort Carson, au Colorado, pour saluer le départ des troupes pour le Koweït (Grady Jones/U.S. Army)

Alors que le Congrès américains soupèsent ses options dans la guerre que mène l’Amérique au groupe terroriste l’État islamique, plus de 4000 soldats de Fort Carson se préparaient jeudi dernier à quitter leur base au Colorado pour le Koweït, où ils constitueront la plus grande force terrestre des États-Unis dans cette région troublée.

La 3e Brigade de Combat (3rd Brigade Combat Team) a fait ses adieux lors d’une cérémonie à Fort Carson et deviendra maintenant la Force de réserve du Commandement central américain au Moyen-Orient (CENTCOM)- soit les premiers soldats jetés dans la bataille si jamais les États-Unis engageait le combat au sol contre les djihadistes de l’État islamique, rapporte aujourd’hui le Stars and Stripes, le journal officiel des Forces armées américaines.

Le président Obama a demandé le 11 février au Congrès des pouvoirs étendus pour utiliser les moyens militaires contre les djihadistes de l’État islamique (EI) qui contrôlent de vastes territoires en Irak et en Syrie.

Dans le texte transmis au Congrès, le président limite à trois ans l’autorisation qu’il réclame d’user de la force contre l’EI. Il exclut aussi d’engager des soldats américains dans des offensives «durables» au sol. «Les forces locales, plutôt que les forces américaines, doivent être déployées pour mener de telles opérations», précise-t-il.

Mais la formulation d’offensives «durables» est ambiguë et semble laisser la porte ouverte au déploiement ponctuel de soldats dans une fonction autre que de conseil et d’assistance.

L’autorisation est valable pour trois ans. Elle vise le groupe EI et «les forces et personnes associées».

En outre, elle ne comporte par de contraintes géographiques, reconnaissant le fait que l’EI «a annoncé son intention de saisir plus de territoires» que la Syrie et l’Irak.

Aujourd’hui, le moins que l’on puisse dire est que, si l’Amérique ne veut pas la guerre, elle est toutefois de plus en plus prête à la faire, cette guerre contre l’EI, et à la gagner.

L’unité qui partira de Fort Carson est la plus lourde de la base. Elle est armée de chars et véhicules de combat Bradley et bon nombre de ses soldats sont des vétérans qui ont fait un ou plusieurs des quatre tours de combat de la brigade en Irak.

«Nous ne sommes pas des étrangers au déploiement», a déclaré le commandant de la brigade, le colonel Greg Sierra, lors d’une cérémonie à Fort Carson pour saluer le départ des troupes.

Les soldats sous le commandement du colonel Sierra se sont entraînés pendant plus d’un an pour cette mission au Koweït. Ils ont notamment réappris et pratiqué des compétences qui s’étaient un peu émoussées tout au long des dix années passées à combattre des insurgés en Irak et en Afghanistan. Ils ont tout particulièrement réappris les compétences de combat de blindés comme celles utilisées lors de l’invasion de l’Irak en 2003.

«Nous sommes tout à fait prêts pour cette mission», a déclaré Sierra.

L’armée américaine a toujours gardé une brigade au Koweït depuis la fin de la guerre en Irak en 2011. Ces soldats, dont deux unités de Fort Carson, ont travaillé à entraîner les troupes locales de tout le Moyen-Orient. Dans sa plus récente affectation au Koweït, l’équipe de combat de la 2e Brigade de Fort Carson a effectué des missions de formation avec les alliés, y compris la Jordanie et les Émirats arabes unis, qui ont rejoint la coalition contre les combattants de l’État islamique.

«Nous sommes prêts à toute éventualité», a égalementaffirmé le colonel Sierra, ajoutant que, si sa brigade était amenée à se battre contre les djihadistes de l’État islamique, le résultat ne faisait aucun doute et ce serait une victoire décisive pour les soldats américains.