Des milliers de soldats russes dans l’est de l’Ukraine, selon Washington

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Capture d'une vidéo montrant des troupes russes en manoeuvres nocturnes à 150 km au sud de la ville russe de Rostov-sur-le-Don le 13 mars 2014 (AFP)
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Des soldats russes près de Donetsk (est de l'Ukraine), le 18 août 2014 (Dmitry Serebryakov/AFP)
Des soldats russes près de Donetsk (est de l’Ukraine), le 18 août 2014 (Dmitry Serebryakov/AFP)

La secrétaire d’Etat adjointe accuse les Russes de « financer, alimenter commander et contrôler la guerre »

Les Etats-Unis ont affirmé mercredi que des milliers et des milliers de soldats russes et leurs équipements militaires étaient présents dans l’est de l’Ukraine en appui aux séparatistes pro-Moscou qui se battent contre les forces de Kiev.

Je dirais que ce sont des milliers et des milliers, a répondu la secrétaire d’Etat adjointe pour l’Europe, Victoria Nuland, interrogée par une commission du Congrès américain sur le nombre de troupes russes qui seraient actuellement dans l’Est ukrainien rebelle.

Depuis décembre, la Russie a transféré des centaines de matériels militaires, y compris des chars, des véhicules blindés (…) de l’artillerie lourde. L’armée russe a sa propre structure de commandement dans l’est de l’Ukraine, qui va des officiers-généraux à des officiers moins gradés, a encore détaillé Mme Nuland.

Elle a toutefois refusé d’en dire plus sur le nombre de troupes russes qui seraient dans l’est de l’Ukraine, invoquant le fait que son audition devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants n’était pas à huis clos, mais classée non confidentielle.

Comme le président (américain Barack Obama) l’a dit il y a peu de temps, ils (les Russes) financent la guerre, l’alimentent, la commandent et la contrôlent, a encore accusé la plus haute responsable de la diplomatie américaine pour l’Europe, une diplomate très en pointe sur le conflit ukrainien et les accusations d’implication militaire de Moscou.

Mardi, Barack Obama, François Hollande et Angela Merkel avaient promis une réaction forte de l’Occident en cas de rupture majeure du cessez-le-feu dans l’est rebelle pro-russe de l’Ukraine et appelé à renforcer le rôle de l’OSCE pour surveiller cette trêve.