La police d’Ottawa pour protéger les militaires gardant le mémorial de guerre

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Deux agents de la GRC saluent le Monument commémoratif de guerre du Canada, tandis qu’une sentinelle militaire monte la garde (Archives/ ACC)
Deux agents de la GRC saluent le Monument commémoratif de guerre du Canada, tandis qu’une sentinelle militaire monte la garde (Archives/ ACC)

Le ministère de la Défense nationale discute actuellement avec la police d’Ottawa afin de placer des officiers de police aux côtés des soldats veillant sur les lieux commémoratifs d’Ottawa afin d’assurer leur protection.

L’assassinat du caporal Nathan Cirillo le 22 octobre dernier au mémorial national de guerre a fait ressentir le besoin de renforcer la protection des agents militaires chargés de surveiller les monuments commémoratifs à Ottawa.

Ces sentinelles ne bénéficient pas, en effet, de moyens de défense digne de ce nom puisque leur fusil n’est pas chargé. Le seul argument mis en avant par les autorités réside dans la crainte que le soldat ne se fasse déposséder de son arme.

« Nous sommes actuellement en discussion avec le ministère de la Défense nationale concernant un service rémunéré visant à assurer la protection des officiers militaires qui veillent sur le cénotaphe » a déclaré le superintendant Scott Nystedt au journaliste de l’Ottawa Citizen.

Les détails du contrat sont encore en discussion mais les autorités ont insisté sur le fait qu’il s’agirait d’un service rémunéré basé sur le volontariat des agents de police. Ces derniers seraient au minimum dotés d’armes de poing pour pouvoir assurer correctement la protection du militaire en poste.

Le ministère de la Défense nationale souhaiterait la présence de deux officiers de police en service entre huit et neuf heures par jours pour un période allant d’avril jusqu’au 11 novembre.

Pour l’instant, la requête est faite uniquement pour le mémorial national de guerre mais la défense nationale n’exclue pas d’étendre ce contrat à d’autres lieux commémoratifs d’Ottawa comme l’explique Nystedt : «Pour l’instant, la requête concerne uniquement le mémorial de guerre mais les discussions sont ouvertes sur le fait qu’il puisse y avoir d’autres sites.»

Interrogé par l’Ottawa Citizen sur l’incapacité du ministère de la Défense d’assurer lui-même la protection de ses soldats, Nystedt est resté très évasif et mentionne des « protocoles militaires».

Reste à savoir si la base du volontariat sera suffisante pour maintenir un tel dispositif de sécurité sur plusieurs mois autour du mémorial nationale de Guerre. Le Superintendant s’est montré confiant à cet égard étant donné le nombre important de volontaires qui s’étaient manifesté dans la police après les attentats du 22 octobre dernier.

« Il est très important que le personnel militaire soit protégé. Je sais que nos officiers ont fièrement agis après le 22 octobre. Les officiers de police soutiennent fermement leurs frères militaires» a finalement ajouté Nystedt.

Etudiant en relations internationales à Sciences po Toulouse en France, Bastien se passionne pour les questions de défense et de sécurité à l’internationale. Sa curiosité prononcée pour l’actualité militaire et l’attrait du journalisme l’on incité à rejoindre l’équipe de 45eNord en tant que stagiaire.

Discussion4 commentaires

  1. Je considère que les militaires devrais être en mesure de faire leur protection eux même avec des arme chargé tout simplement
    Avoir recoure a la police d’ottawa revient a déclaré que nous comme pas compétent pour assuré notre propre protection.
    dans notre propre pays. Ceci est d’un ridicule incroyable

    Sinon on devrais envoyez la police d’ottawa en opération a l’étranger faire les mission aussi a la place des miltiaires.

    Il est si simple de mettre en poste une garde de cérémonie et une équipe de sécurité militaire armées

    La défense nationale devrais arrete de faire passé les militaire pour des cons incompétent. Si un policier a le droit de se protégé un militaire a aussi ce droit.

  2. Marc Gauthier

    Il est pratiquement impossible de prévenir un attentat contre le garde. Si au moins il est armé il aura une chance de sauver sa vie.
    Au Canada la loi permet le port d’armes quand la police ne suffit pas a protéger quelqu’un. Même les gardes pour transfert de fonds sont armés, pour protéger leur vie en cas de vol. Je ne veux pas d’une société ou les criminels tuent nos soldats désarmés. Merci.

  3. Et qui va protéger les policiers qui protègent les militaires ?
    Juste comme ça, la plupart des militaires tirent plus de munitions par an que les policiers, donc mieux entraînés à neutraliser une menace.

  4. La différence ici c’est qu’un soldat est entraîner à enlever la vie, détruire l’ennemie, tuer et faire la guerre tandis qu’un policier il doit servir et protéger la vie.

    C’est ironique mais oui un soldat est probablement plus entraîner et efficace à éliminer la menace qu’un pauvre policier.

    Un débat de plus sans fin…