Le faux choix de Stephen Harper

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Nous devons adopter des mesures concrètes pour assurer la sécurité des Canadiens sans éroder nos libertés et nos modes de vie. Avec le projet de loi C-51, Stephen Harper va trop loin et n’a pas réussi à prouver en quoi cette nouvelle loi protégera notre pays des attaques terroristes.

Ce projet de loi donnera d’importants pouvoirs au Service du renseignement de sécurité (SCRS) sans que le mécanisme de revue de ses activités, le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS), soit amélioré et mieux financé. Donner au SCRS de nouveaux pouvoirs sans surveillance supplémentaire est très préoccupant.

Un autre aspect de ce projet de loi et l’absence de ressources. En raison des réductions budgétaires des conservateurs, le SCRS et la GRC n’ont pas les moyens de faire appliquer pleinement les lois déjà en place. À quoi bon donner plus de pouvoirs aux autorités sans ressource supplémentaire pour faire leur travail?

Le terrorisme est une menace bien réelle – et tout le monde est d’accord pour dire que la sécurité publique est une priorité pour n’importe quel gouvernement. Mais les Canadiens n’ont pas à choisir entre leur sécurité et leurs droits – c’est un faux choix que présente Stephen Harper.

Au NPD, nous croyons que le projet de loi C-51 devrait prévoir des mesures pour contrer la radicalisation et devrait mettre en place une surveillance des organismes chargés de la sécurité et du renseignement. Nous devons par-dessus tout veiller à ce que les ressources nécessaires soient disponibles pour que nos forces policières et notre agence de renseignement puissent repérer les menaces à notre sécurité.

Rosane Doré-Lefebvre est députée de Alfred-Pellan, au Québec, depuis le 2 mai 2011. Elle est porte-parole adjointe du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière de Sécurité publique.

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