Nucléaire iranien: des progrès, mais il faudra encore négocier après fin mars

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Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à Genève, le 14 janvier 2015. (@iran/Twitter)
Le Secrétaire d’Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif à Genève, le 14 janvier 2015. (Archives/@iran/Twitter)

Des négociations sur certains aspects clés de l’accord sur le programme nucléaire iranien controversé devront se poursuivre, même si l’Iran et les grandes puissances conviennent d’un cadre politique d’ici fin mars, a estimé vendredi un haut diplomate européen.

« Il sera tout à fait nécessaire de poursuivre au-delà de cette première date-butoir les négociations sur certains points encore en suspens, alors que les États-Unis et l’Iran veulent un règlement politique avant le 31 mars », a estimé ce responsable.

Ce règlement politique devrait prendre la forme d’un point d’étape clé sur les points les plus importants, comme l’étendue de l’enrichissement, par exemple, a commenté cette source. Mais l’accord ne sera vraiment bouclé qu’une fois toutes les divergences sur les aspects techniques aplanies.

L’Union européenne préside les négociations entre le groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et l’Iran. Les grandes puissances exigent que l’Iran réduise ses capacités nucléaires afin d’empêcher Téhéran de rassembler suffisamment d’uranium enrichi pour pouvoir fabriquer un jour une bombe atomique.

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, est attendu dimanche à Lausanne (Suisse), où il rencontrera de nouveau son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif. Celui-ci se rendra lundi à Bruxelles pour une réunion avec les ministres des Affaires étrangères français, britannique et allemand, à l’invitation de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

Mardi, des délégations de tous les pays impliqués dans les négociations se retrouveront à Lausanne pour poursuivre les échanges.

« Nous avons fait de vrais progrès, en particulier ces dernières semaines, mais il reste encore des questions très difficiles à résoudre », a estimé le diplomate. « Je ne peux franchement pas dire si un accord sera finalement trouvé, a-t-il ajouté, alors que les durs aux États-Unis, où les Républicains dominent le Congrès, et en Iran, compliquent la donne ».

« Je ne sais toujours pas si les Iraniens peuvent faire les derniers pas », a-t-il souligné.

L’Iran revendique son droit à une filière nucléaire civile complète et demande la levée totale des sanctions économiques occidentales.

Peu de détails ont filtré de ces discussions à huis clos, qui ont repris en novembre 2013 et ont déjà été prolongées à deux reprises.

Elles portent sur le nombre de centrifugeuses laissées à l’Iran et l’utilisation de ses centrales nucléaires, le temps qu’il faudrait à l’Iran pour fabriquer une bombe, un contrôle accru de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur les stocks de combustible nucléaire et les sanctions.

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