Poudre blanche suspecte reçue par les ministres Lebel, Paradis, Bernier, et Blaney

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La route du président Kennedy à Lévis où est situé le bureau de circonscription du député de Lévis-Bellechasse, ministre canadien de la Sécurité publique et parrain de la Loi antiterroriste 2015, Steven Blaney (Google Maps)
La route du président Kennedy à Lévis où est situé le bureau de circonscription du député de Lévis-Bellechasse, ministre canadien de la Sécurité publique et parrain de la Loi antiterroriste 2015, Steven Blaney (Google Maps)

Des enveloppes contenant de la poudre blanche suspecte ont été reçues jeudi aux permanences électorales de quatre ministres canadiens, a indiqué la police en notant que les premières analyses révélaient le caractère inoffensif du produit.

Parmi les destinataires, tous élus et originaires du Québec, le ministre Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique, a confirmé que des ministres avaient « reçu des enveloppes contenant des poudres suspectes ».

« Dans chacun des cas, un ou une employée a retrouvé dans l’enveloppe de la poudre blanche dont la nature est inconnue », a dit à l’AFP le sergent Richard Gagné de la Sûreté du Québec, la police provinciale.

Une première enveloppe suspecte a été reçue au bureau de Denis Lebel à Roberval ce matin. Une autre a été reçue, peu après 12 h 30, au bureau de Christian Paradis à Thetford Mines. Une troisième enveloppe a ensuite été découverte au bureau du ministre Maxime Bernier à Saint-Georges, vers 13 h. Plus tard en après-midi, les policiers ont confirmé avoir découvert une enveloppe contenant de la poudre au bureau du ministre Blaney à Lévis.

Au bureau de Denis Lebel, une employée incommodée après avoir découvert la poudre blanche ainsi qu’un policier qui aurait eu les yeux irrités par le produit ont été confinés à l’intérieur pendant plusieurs heures.

Deux autres permanences électorales ont également été récipiendaires des enveloppes suspectes, celles de Maxime Bernier, ministre d’État chargé des Petites entreprises et de l’Agriculture, et de Christian Paradis, ministre du Développement international et de la Francophonie.

Au bureau de Christian paradis, à Thedford Mines, la personne qui a été en contact avec la substance suspecte a été transportée par ambulance à l’hôpital, a indiqué Annie Gilbert, porte-parole de la police locale.

Et au bureau de maxime Bernier, à À Saint-Georges, en Beauce, les deux employés présents lorsque l’enveloppe a été ouverte dans les locaux de circonscription du ministre Bernier ont été évacués.

Dans tous les cas, la Sûreté du Québec a recueilli les enveloppes et leur contenu aux fins d’analyse.

En fin de journée, la police a indiqué que l’analyse de la poudre trouvée dans une première enveloppe –ouverte par le bureau de Denis Lebel, ministre de l’Infrastructure et lieutenant du Premier ministre Stephen Harper au Québec– ne présentait pas de danger.

Et, dans tous les cas, les personnes qui ont ouvert les enveloppes n’ont pas développé de symptômes laissant penser à un éventuel empoisonnement.

Selon la télévision publique canadienne de langue française, Radio-Canada, l’une des enveloppes envoyées chez les députés conservateurs contenait une note disant «Conservateurs, vous serez anéantis». Il s’agirait de celle envoyée au bureau de Denis Lebel.

Pour sa part, Steven Blaney remerciant «la sûreté du Québec et les forces policières locales pour leur prompte intervention», a déclaré que «La sécurité des ministres du Cabinet, des députés et de leur personnel est en tout temps une préoccupation primordiale».

La Chambre des communes a de son côté demandé à l’ensemble du personnel politique de faire preuve de vigilance dans la foulée de ces événements.

Cet incident intervient au moment où le Parlement canadien est saisi d’une loi antiterroriste, défendue par Steven Blaney et qui soulève la controverse, ses détracteurs accusant les conservateurs de profiter de la peur du terrorisme pour détruire les libertés garantis par la charte canadienne.

*Avec AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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