Un ancien soldat britannique tué dans les combats contre les djihadistes en Syrie

Une photo apparue sur les réseaux sociaux montre Konstandinos Erik Scurfield (accroupi), vêtu d’un treillis militaire et armé d’un fusil d’assaut, au milieu d’autres combattants étrangers et kurdes.
Temps de lecture estimé : 2 minutes
Une photo apparue sur les réseaux sociaux montre Konstandinos Erik Scurfield (accroupi), vêtu d’un treillis militaire et armé d’un fusil d’assaut, au milieu d’autres combattants étrangers et kurdes.
Une photo apparue sur les réseaux sociaux montre Konstandinos Erik Scurfield (accroupi), vêtu d’un treillis militaire et armé d’un fusil d’assaut, au milieu d’autres combattants étrangers et kurdes.

Un ancien membre des Royal Marines est devenu le premier Britannique à trouver la mort en combattant le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, après s’être engagé comme une centaine d’autres étrangers aux côtés des forces kurdes.

La famille de Konstandinos Erik Scurfield a confirmé mercredi la mort de l’ancien soldat, âgé de 25 ans, et s’est déclarée « anéantie » par la nouvelle, dans un communiqué relayé par le Foreign Office.

Une source au sein de la principale force kurde en Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), a déclaré à l’AFP que l’YPG était « en contact avec la famille pour savoir ce qu’elle veut qu’on fasse de sa dépouille ».

Selon cette même source, Konstandinos Erik Scurfield était arrivé en Syrie le 7 décembre dernier.

Il a succombé mardi à des blessures subies la veille lors de combats dans la province de Hassaké, au sud-ouest de Tall Hamis, une localité reprise à l’EI la semaine dernière, selon des sources concordantes.

Jordan Matson, un ex-soldat américain qui se présente comme un compagnon d’armes de Konstandinos Erik Scurfield sur Facebook, a rendu hommage à un « combattant discipliné » et indiqué que la victime était un ancien ressortissant grec ayant adopté la nationalité britannique.

Une photo apparue sur les réseaux sociaux montre Konstandinos Erik Scurfield vêtu d’un treillis militaire et armé d’un fusil d’assaut au milieu d’autres combattants étrangers et kurdes.

La nouvelle de sa mort a été annoncée à sa famille par Mark Campbell, un militant britannique pro-kurde qui a ajouté que l’YPG avait demandé s’il pouvait être enterré en Syrie « en tant que martyr ».

Selon ce militant, l’ancien Royal Marine était « frustré » par la passivité du gouvernement britannique face aux exactions des jihadistes de l’EI.

Sa décision de rejoindre les forces kurdes en Syrie pour lutter contre l’EI rappelle l’action des « brigades internationales qui ont combattu le fascisme dans les années 1930 », a ajouté Mark Campbell.

Konstandinos Erik Scurfield serait le deuxième occidental tué au combat avec les troupes kurdes après la mort d’un Australien dans la même région la semaine dernière, selon l’Observatoire Syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Plusieurs dizaines d’Occidentaux auraient rejoint les rangs de l’YPG en Syrie ainsi que d’autres milices combattant l’EI, telle que celle des forces chrétiennes assyriennes en Irak. Un chiffre très inférieur aux milliers d’Occidentaux ayant rejoint l’EI.

Plusieurs Britanniques font partie des combattants ayant rejoint les forces kurdes.

En décembre dernier, deux ex-soldats avaient expliqué à leur retour au Royaume-Uni comment ils s’étaient sentis dans l’obligation de prendre les armes, après l’exécution par l’EI de l’otage britannique Alan Henning.

Ils assuraient être des bénévoles et non des mercenaires rémunérés.

Le mois dernier, un soldat britannique de 19 ans a également retrouvé son unité dans les rangs de l’armée après être lui aussi parti un temps combattre aux côtés des kurdes. « Ces gens-là ont besoin de notre aide », avait-il écrit à sa famille.