Des médecins syriens demandent l’aide de la Russie

Sur cette capture d'écran réalisée par HRW, on peut voir un dégagement de fumée jaune, signe de chlore. (Archives/HRW)
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Sur cette capture d'écran réalisée par HRW, on peut voir un dégagement de fumée jaune, signe de chlore. (Archives/HRW)
Sur cette capture d’écran réalisée par HRW, on peut voir un dégagement de fumée jaune, signe de chlore. (Archives/HRW)

Deux médecins syriens ont rencontré vendredi des diplomates russes à l’ONU pour demander que Moscou fasse pression sur Damas afin qu’une ville syrienne assiégée puisse recevoir des médicaments indispensables.

Cette rencontre a eu lieu au lendemain d’une réunion informelle du Conseil de sécurité où les deux médecins, le Dr Saher Sahloul, qui préside l’association médicale américano-syrienne, et le Dr Mohammed Tennari, ont témoigné sur des attaques présumées au gaz de chlore commis en mars dans le nord-ouest de la Syrie.

Le Dr Sahloul a indiqué aux diplomates russes que 10 personnes étaient mortes d’insuffisance rénale à Douma, près de Damas, parce qu’elles n’avaient pas pu se procurer du liquide de dialyse et que 23 autres risquaient de subir le même sort.

« Le liquide de dialyse est bloqué, nous leur avons demandé leur aide pour le faire entrer » à Douma, a-t-il déclaré à l’AFP après la rencontre, ajoutant que les Russes avaient promis d’essayer.

Il a aussi suggéré de créer des « zones protégées » en Syrie autour des hôpitaux et des écoles notamment, et a estimé que ses interlocuteurs s’étaient montrés « réceptifs à cette idée ».

La mission russe à l’ONU a confirmé la rencontre, sans donner de détails.

La Russie, alliée du régime syrien, a voté en faveur d’une résolution du Conseil en juillet 2014 qui réclamait un meilleur accès humanitaire en Syrie pour secourir la population. Mais cette résolution est restée largement lettre morte.

Le Conseil doit faire le point vendredi prochain de la situation humanitaire en Syrie.

Selon l’ONU, près de 440.000 Syriens sont toujours assiégés par les forces gouvernementales ou les groupes armés rebelles.