Des navires iraniens avaient harcelé un autre bateau de Maersk dans le golfe Persique

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Le Maersk Kensington, qui a été harcelé le 24 avril dans le golfePpersique dans une action que le Pentagone a qualifiée d'agressive (Shipspotting)
Le Maersk Kensington, qui a été harcelé le 24 avril dans le golfePpersique dans une action que le Pentagone a qualifiée d’agressive (Shipspotting)

Des bateaux militaires iraniens avaient harcelé le vendredi précédent un porte-conteneurs battant pavillon américain dans le golfe Persique, a révélé également le Pentagone au lendemain de l’arraisonnement et du placement sous séquestre d’un navire du même type par les Iraniens.

Le 24 avril, quatre patrouilleurs iraniens sont venus à l’arrière du Maersk Kensington, et l’ont suivi pendant à peu près 15 à 20 minutes, dans une action interprétée comme agressive par le commandant du Kensington, a déclaré le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

« Le commandant du porte-conteneurs a prévenu la Marine américaine après l’incident et il n’y a pas eu d’implication militaire américaine », a précisé le porte-parole.

Les patrouilleurs iraniens appartenaient aux Gardiens de la Révolution.

« Les États-Unis appellent l’Iran à respecter toutes les règles internationales sur la liberté de navigation (…) et tous les protocoles établis en la matière », a-t-il souligné.

L’annonce du Pentagone survient au lendemain de l’arraisonnement par la Marine iranienne du Maersk Tigris, un porte-conteneurs battant pavillon des Iles Marshall en raison, selon Téhéran, d’impayés de la compagnie danoise Maersk.

L’arraisonnement a eu lieu dans la zone du détroit d’Ormuz, une zone stratégique pour le commerce mondial et en particulier pour le transport de pétrole.

Le porte-conteneurs se trouvait sur une voie de navigation internationalement reconnue dans la zone du détroit d’Ormuz, dans les eaux territoriales iraniennes, selon le Pentagone.

Le Maersk Tigris a été mis sous séquestre par l’Iran dans le port de Shahid-Bahonar, près de Bandar Abbas.

Quatre bateaux militaires américains –le destroyer lance-missile Farragut et trois patrouilleurs– ont été envoyé dans la zone du détroit d’Ormuz, a précisé mercredi le porte-parole du Pentagone.

Les navires sont dans cette zone stratégique pour conduire des opérations de sécurité maritime, a indiqué le colonel Warren.

Ils sont assez proches du Maersk Tigris pour répondre, si une réponse est nécessaire, a-t-il ajouté, sans vouloir détailler davantage ce que pourrait être cette réponse.

Le gouvernement américain est en discussion avec les Iles Marshall sur la suite à donner à ces événements, en application des accords liant les deux pays, a précisé le porte-parole du Pentagone.

Les responsables américains laissent entendre qu’il n’y a pas d’action militaire imminente.

Le Maersk Tigris est loué au géant du transport maritime danois Maersk par Rickmers Shipmanagement, une société qui divise son siège entre Hambourg et Singapour.

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