En Irak, les dijhadistes mènent une nouvelle offensive aux portes de Ramadi

0
Carte localisant Ramadi et Fallouja, dans la province d'Al Anbar en Irak (AFP)
Carte localisant Ramadi et Fallouja, dans la province d’Al Anbar en Irak (AFP)

Les troupes du groupe armé Etat islamique ont mené ce mercredi une offensive dans l’ouest de l’Irak et se sont emparé de trois villages situés proche de la ville de Ramadi, capitale de la province d’Anbar.

Les villages de Sjariyah, Albu-Ghanim et Soufiya, qui étaient auparavant entre les mains du gouvernement, ont été capturés par les islamistes, ont rapporté des résidents locaux contraints de fuir leur domicile pour échapper aux échanges de tirs.

En prenant le contrôle de Soufiya, après avoir bombardé un commissariat de police, les membres de l’organisation terroriste ont également pris possession d’une centrale énergétique.

Un responsable des renseignements irakiens à reconnu que la situation était «critique»; la principale crainte des autorités irakiennes étant que les djihadistes parviennent à s’emparer de l’autoroute principale qui traverse Ramadi ce qui couperait la capitale provinciale du reste du pays.

L’armée gouvernementale aurait répliqué en menant des frappes aériennes pour appuyer ses troupes au sol selon les dires des habitants.

D’autres affrontement armés ont eu lieu à la bordure est de la ville de Ramadi. Jusqu’à présent, les forces irakiennes ont le contrôle de l’essentiel de la ville bien que les forces djihadistes aient pris possession de quelques secteurs de la proche banlieue de la ville.

Un porte-parole du ministère irakien de la Défense, le brigadier-général Tahseen Ibrahim, a expliqué à l’Associated Presse que les djihadistes «se sont enracinés dans certains secteurs d’Anbar», avant d’ajouter que des renforts ont été envoyés vers la province et que les forces irakiennes sont également appuyées par les frappes aériennes de la coalition américaine.

Néanmoins, il s’est voulu rassurant et à affirmer que «La situation est sous contrôle et sera résolue au cours des prochaines heures».

Dans le même temps, la télévision irakienne vient d’annoncer le lancement d’une vaste campagne militaire pour reprendre des secteurs autour de la ville de Tikrīt, sans fournir plus de détails.

La province d’Anar avait déjà fait l’objet d’une offensive de la part des troupes de l’organisation de l’Etat islamique en février dernier incluant notamment des attaques suicides à la bombe. Les forces de sécurité irakiennes avaient  finalement réussi à repousser l’assaut des djihadistes.

Alors que le pentagone s’efforce de démontrer que le groupe armé Etat Islamique perd du terrain et s’essouffle militairement, cette nouvelle offensive du groupe terroriste montre que l’ascendant stratégique que semblent avoir récupéré les forces irakiennes lors de ces dernières semaines est encore fragile.

Etudiant en relations internationales à Sciences po Toulouse en France, Bastien se passionne pour les questions de défense et de sécurité à l’internationale. Sa curiosité prononcée pour l’actualité militaire et l’attrait du journalisme l’on incité à rejoindre l’équipe de 45eNord en tant que stagiaire.

Les commentaires sont fermés.