Japon: plusieurs dizaines de parlementaires visitent le sanctuaire Yasukuni perçu comme un symbole militariste

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La visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe au sanctuaire Yasukuni en décembre 2013 avait déclenché la colère des Chinois et des Coréens (Archives/Toru Yamanaka/AFP)
La visite du Premier ministre japonais Shinzo Abe au sanctuaire Yasukuni en décembre 2013 avait déclenché la colère des Chinois et des Coréens (Archives/Toru Yamanaka/AFP)

Plusieurs dizaines de parlementaires japonais se sont rendus mercredi au sanctuaire Yasukuni de Tokyo, à l’occasion du festival de printemps de ce lieu de culte perçu par la Chine et la Corée du Sud comme un symbole du passé militariste du Japon.

Selon des journalistes de l’AFP sur place, la visite groupée a été effectuée de bon matin sous le soleil à ce site shintoïste qui rend hommage aux âmes de quelque 2,5 millions de morts pour la patrie, mais où sont aussi enregistrés les noms de 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés après 1945, d’où l’ire de Pékin et Séoul.

Une partie des députés et sénateurs, généralement de droite, effectuent régulièrement des visites dans ce sanctuaire nationaliste, à l’occasion de ses festivals saisonniers ainsi que le 15 août, jour anniversaire de la capitulation du Japon en 1945.

Le Premier ministre, Shinzo Abe, avait fait déposer mardi un arbre sacré au sanctuaire Yasukuni, mais il ne s’y est pas rendu en personne.

Ce chef de gouvernement aux convictions nationalistes assumées était allé se recueillir au Yasukuni en décembre 2013 pour fêter la première année de son retour au pouvoir. Mais il s’est abstenu depuis de réitérer ce geste vécu comme un affront par Pékin et Séoul, d’autant qu’il s’agissait de la première visite d’un Premier ministre japonais en exercice depuis 2006. Même Washington, allié du Japon, avait publiquement fait part de sa déception.

Les relations du Japon avec ses voisins restent marquées par le souvenir des atrocités commises par les troupes impériales pendant la colonisation de la péninsule coréenne (1910-1945) et lors de l’occupation partielle de la Chine (1931-1945).

Outre ces querelles historiques, perdurent des disputes territoriales régulièrement ravivées d’un côté ou de l’autre.

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