La coopération militaire américan-coréenne se poursuit malgré les missiles nord-coréens

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Un soldat américain et un soldat sud-coréen chargent un obus de mortier sur la base Warrior,en Corée du Sud (DoD)
Un soldat américain et un soldat sud-coréen chargent un obus de mortier sur la base Warrior, en Corée du Sud (DoD)

Le ministre américain de la Défense Ashton Carter menait vendredi à Séoul une série d’entretiens sur la Défense, en pleine période d’exercices militaires conjoints et trois jours après des tirs de missiles nord-coréens.

Le ministre américain a rencontré la présidente coréenne Park Geun-Hye vendredi matin, et avait rendez-vous avec le ministre de la Défense coréen en milieu de journée.

Ces rendez-vous coincident avec le lancement d’un exercice militaire aérien bi-annuel associant une centaine d’avions des deux pays et 1.400 militaires. Cet exercice, comme les deux qui viennent de le précéder (Key resolve et Foal Eagle, toujours en cours), risque de provoquer de nouvelles tensions avec la Corée du nord, qui les perçoit comme une répétition générale d’invasion de sont territoire.

« La Corée est l’endroit ou nous demandons à nos forces d’avoir le plus haut degré de réactivité » face aux menaces, avait souligné jeudi M. Carter devant les militaires américains de la base aérienne d’Osan, à son arrivée dans la péninsule.

M. Carter avait souligné que les deux tirs de missiles nord-coréens mardi rappelaient combien la situation était « dangereuse » dans la péninsule coréenne, et rappelaient combien était nécessaire la présence d’une force américaine « très entraînée » en soutien des forces sud-coréennes.

Il y a environ 30.000 militaires américains stationnés dans le pays.

Selon un haut responsable américain, M. Carter veut notamment évoquer dans ses entretiens le « rôle croissant de la Corée du Sud » sur la scène mondiale, dont les Etats-Unis se félicitent.

En revanche, « nous ne pensons pas discuter spécifiquement » du projet d’implantation du système de défense anti-missile THAAD dans la péninsule sud-coréenne, a indiqué la source américaine.

Le projet est controversé en Corée du sud, notamment en raison de l’opposition de la Chine, qui le voit comme une menace pour ses propres systèmes de missile.

Le chef du Pentagone effectue une mini-tournée en Asie qui l’a déjà conduit au Japon, et qu’il achèvera ce week-end à Hawaï, où se trouve le siège du commandement militaire américain pour la zone Pacifique.