La plus grande raffinerie d’Irak «pas menacée pour l’instant » par l’EI, confirme le général Dempsey

Le général Martin E. Dempsey, chef d'état major des États-Unis (à gauche,) et le secrétaire à la Défense Ash Carter en conférence de presse le 16 avril au Pentagone (Sergent 1re classe de l'Armée américaine Clydell Kinchen/DoD)
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Le général Martin E. Dempsey, chef d'état major des États-Unis (à gauche,) et le secrétaire à la Défense Ash Carter en conférence de presse le 16 avril au Pentagone (Sergent 1re classe de l'Armée américaine Clydell Kinchen/DoD)
Le général Martin E. Dempsey, chef d’état major des États-Unis (à gauche,) et le secrétaire à la Défense Ash Carter en conférence de presse le 16 avril au Pentagone (Sergent 1re classe de l’Armée américaine Clydell Kinchen/DoD)

La raffinerie de Baïji, la plus grande d’Irak, n’est «pas menacée pour l’instant» malgré l’offensive du groupe État islamique qui est parvenu à rentrer dans certains secteurs du site, a estimé jeudi le plus haut gradé américain.

Les combattants du groupe État islamique « ont pénétré dans la périphérie » de ce site « extraordinairement grand », mais la raffinerie elle-même « n’est pas en danger pour l’instant », a déclaré le général Martin Dempsey, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire à la Défense Ashton Carter.

« Nous concentrons beaucoup de notre soutien aérien et de nos capacités de reconnaissance et de renseignement » sur ce site stratégique, a-t-il dit.

La coalition menée par les États-Unis a mené huit frappes aériennes près de Baïji du 15 au 16 avril, selon un communiqué du Pentagone.

« Lorsque les Irakiens auront le contrôle total de la raffinerie, ils contrôleront toutes leurs infrastructures pétrolières au nord et au sud, et empêcheront le groupe État islamique de générer des revenus du pétrole », a souligné le général Dempsey.

Le site a été le théâtre de violentes batailles depuis que l’EI a pris en juin 2014 le contrôle de pans entiers de l’Irak. Le groupe djihadiste a tenté plusieurs fois de s’emparer de la raffinerie et détient la ville de Baïji, située juste au sud.

Les Américains continuent par ailleurs d’évaluer les informations sur d’éventuels pillages ou exactions après la reconquête de Tikrit par les forces irakiennes, a indiqué le général Dempsey.

« Il n’y pas de signes tangibles » d’exactions à grande échelle, a-t-il dit, « il y a sans doute eu des évènements isolés ».

Les États-Unis couperont tout soutien aux unités irakiennes impliquées dans des exactions, a-t-il indiqué.