Le 4e Bataillon du Royal 22e Régiment se met en alerte CBRN (PHOTOS/VIDÉO)

Les 11 et 12 avril dernier, plusieurs dizaines de membres du 4R22eR ont pu prendre part à un entraînement pas tout à fait ordinaire. (Nicolas Laffont/45eNord.ca)
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Après quelques années d’absence, l’entraînement CBRN (chimique, bactériologique, radiologique et nucléaire) est de retour au 4e Bataillon du Royal 22e Régiment (4R22eR), avec un niveau de complexité supplémentaire: dans un contexte de guerre urbaine.

Les 11 et 12 avril dernier, plusieurs dizaines de membres du 4R22eR ont pu prendre part à un entraînement pas tout à fait ordinaire.

Réalité du 21e siècle, la guerre dite chimique, bactériologique, radiologique et nucléaire, est un enjeu important pour celles et ceux qui l’utilisent et qui y sont confrontés.

Pour les Forces armées canadiennes, la maîtrise de l’équipement spécifique CBRN est une norme individuelle d’aptitude au combat (NIAC).

Samedi étant dévolu à la formation en classe grâce à la présence d’un membre du 5e Bataillon des services, c’est dimanche que les membres du 4R22eR ont revêtus leurs combinaisons de protection pour un exercice, non sans quelques présentations au préalable.

Un membre de l’Unité interarmées d’intervention du Canada (UIIC), composante du Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN), était présent pour expliquer le spectre des opérations à son niveau et recruter quelques membres au passage. L’UIIC est une unité se spécialisant dans les incidents CBRN dans le cadre d’un environnement tactique. Elle appuie également les forces contre-terroristes en fournissant des spécialistes CBRN si le besoin s’en fait sentir.

Un ancien membre de l’équipe tactique (SWAT) du Service de police de la Ville de Montréal a également parlé de son expérience durant près de deux décennies, et a donné plusieurs exemples impliquant des spécialistes CBRN.

Avec une menace très présente, surtout depuis le 11 septembre 2001, pas étonnant donc que «se faire gazer» fait partie de l’entraînement des Forces armées canadiennes.

À l’aide de simunitions et équipés de leur équipement de protection individuelle, quatre équipes d’environ cinq soldats se sont déplacés dans un «compound» simulé à l’intérieur même du manège militaire Charles-Michel-de-Salaberry, et ce, afin de neutraliser une menace terroriste et récupérer un otage.

La difficulté d’entendre les ordres, contre-ordres et direction en raison de la combinaison et du masque aura compliqué la tâche des militaires, mais qui réussiront malgré tout à libérer l’otage.

Rare dans les faits, le commandant et son adjudant-chef étaient intégrés dans des équipes pour prendre part au scénario. «Les normes individuelle d’aptitude au combat ca s’appliquent à tous les membres, que ce soit du soldat jusqu’au lieutenant-colonel. Alors c’était une opportunité pour l’adjudant-chef et moi-même de maintenir nos compétences», a expliqué à 45eNord.ca le lieutenant-colonel David Shane, commandant du 4R22eR. «C’est toujours bon pour le moral des troupes qu’ils voient leur commandant et l’adjudant-chef se mouiller et être sur le terrain s’entraîner avec eux.»

Exercice final au sein du manège, le 4e Bataillon se déplacera prochainement jusqu’à Farnham pour que ses soldats fassent l’expérience de la chambre à gaz pour y tester les masques de protection. Nez et yeux, attention!