Le Canada va déployer des troupes en Ukraine

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Europe de l’Est. Le 21 août 2014 - Des soldats membres de la force opérationnelle terrestre affectée à l’opération Reassurance montent à bord d’un avion CC130J Hercules en compagnie de leurs homologues de la 6e Brigade aéroportée de la Pologne en vue d’un saut interescadres. (Archives/Sgt Nicole Kennedy, 2 Bon Svc)
Dans le cadre de l’Opération REASSURANCE, le Canada s’apprête à envoyer des militaires en Ukraine, face aux agissements de la Russie. (Archives/Sgt Nicole Kennedy/Bon Svc)

Selon ce qu’a appris 45eNord.ca, le gouvernement du Canada s’apprête à envoyer des troupes en Ukraine pour une mission non liée au combat.

Depuis plusieurs mois déjà, le ministère de la Défense nationale cherche à étendre la mission actuelle. L’Opération REASSURANCE se compose actuellement de deux volets: une force opérationnelle maritime (avec le NCSM Fredericton) et une force opérationnelle terrestre (actuellement le 3e Bataillon du Royal Canadian Regiment) qui participe à une série d’exercices.

À peine installé dans ses nouvelles fonctions de ministre de la Défense nationale, Jason Kenney affirmait que le Canada pourrait décider de se joindre aux États-Unis dans la formation des forces ukrainiennes.

«S’il y a consensus que nous pourrions jouer un rôle en matière de formation, alors nous serions ouverts à le faire», avait dit le ministre Kenney le 11 février, tout en ajoutant qu’«aucune décision n’avait encore été prise».

Lors d’une interview avec 45eNord.ca début mars, Jason Kenney indiquait considérer «activement plusieurs options pour l’implication de notre armée dans la formation des forces ukrainiennes […] face à cette invasion de facto de la Russie».

Si les détails sont encore en train d’être finalisés au sein de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes, comme l’a indiqué CTVNews, selon les informations exclusives de 45eNord.ca, ce sont tout d’abord près de 150 militaires de la base de Petawawa qui partiront très prochainement dans le cadre d’une nouvelle mission afin de former les forces armées ukrainiennes, notamment en matière de lutte contre les mines et d’engins explosifs improvisés, en plus de leur montrer comment opérer dans un environnement où les Russes brouillent les communications.

La mission pour les premiers militaires partants devrait durer près de six mois, avant de se poursuivre avec une autre rotation. Selon toute logique, vraisemblablement, ce serait ensuite au tour de Valcartier de prendre la relève, puisque les militaires de la base située non loin de Québec seront en «haute disponibilité opérationnelle».

Il y aura également le déploiement de plusieurs centaines de soldats à la fin de l’été pour prendre part à l’un des plus gros exercices de l’OTAN de son histoire. TRIDENT JUNCTURE se déroulera surtout au Portugal, en Espagne et en Italie entre le 28 septembre et le 6 novembre prochain. On attend un déploiement de près de 25.000 soldats de l’Alliance!

De plus, l’exercice canadien JOINTEX 15 s’intégrera cette année à TRIDENT JUNCTURE.

JOINTEX est un exercice conçu pour permettre au personnel du quartier général d’une force opérationnelle intégrée, interarmées multinationale (QG FOIIM) dirigée par le Canada de s’exercer à planifier et à mener, en coalition, des opérations dans l’ensemble du spectre dans un environnement interarmées, interorganisationnel, multinational et public

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pas été en mesure d’obtenir des réponses du ministère de la Défense nationale.

Fondateur de 45eNord.ca, Nicolas est passionné par la «chose militaire». Il suit les Forces armées canadiennes lors d'exercices ou d'opérations, au plus près de l'action. #OpNANOOK #OpATTENTION #OpHAMLET #OpREASSURANCE #OpUNIFIER #OpIMPACT #OpLENTUS

Discussion3 commentaires

  1. Soutien a la rebellion

    « le gouvernement du Canada s’apprête à envoyer des troupes en Ukraine pour une mission non liée au combat. »

    Ils nous prend pour des cons.

  2. Heureusement ils sont spécialisés dans l’entraînement des armées « hors conflits »…

    À part apprendre à tirer sur des civils désarmés, ils n’ont pas beaucoup de glorieux faits d’armes à leur actifs.