Le FBI aurait aidé la famille d’un otage américain à verser une rançon

0
L’otage américain Warren Weinstein tué lors d'une opération des États-Unis au Pakistan en avril 2015 (capture d'écran/As Sahab)
L’otage américain Warren Weinstein tué lors d’une opération des États-Unis au Pakistan en avril 2015 (capture d’écran/As Sahab)

Le FBI a fourni une aide logistique à la famille de Warren Weinstein, un otage américain d’Al-Qaïda tué par erreur par les Etats-Unis, lorsqu’elle a décidé de son propre chef de payer une rançon, a affirmé mercredi le Wall Street Journal.

Sollicitée par l’AFP, une porte-parole du FBI s’est refusé à tout commentaire sur une « enquête en cours ».

En public et en privé, les États-Unis se disent fermement opposés à tout versement de rançon pour obtenir la libération d’otages.

Dans le cas de Warren Weinstein, un humanitaire américain enlevé au Pakistan en 2011 et détenu par Al-Qaïda, sa famille est parvenue en 2012 « à lever (une rançon) de 250.000 dollars auprès de sources privées », rapporte le Wall Street Journal (WSJ) qui s’appuie sur le témoignage de responsables américains s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Dès lors, la police fédérale américaine « a soumis un intermédiaire pakistanais que la famille comptait utiliser pour transporter l’argent à un examen minutieux et a fourni des renseignements pour faciliter l’échange », selon le journal. « Renseignements pris, le FBI a indiqué à la famille que l’intermédiaire semblait légitime et qu’il ne faisait pas partie d’une arnaque pour voler l’argent de la famille ».

Les agents du FBI impliqués dans l’opération n’ont pas directement autorisé le paiement de la rançon et « n’ont donc pas violé la politique américaine en matière d’otages », explique encore le WSJ.

Le versement de la rançon a été effectué en juin 2012, d’après le quotidien, mais n’a rien donné.

Interrogé lors de son point de presse quotidien sur cette affaire, Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, a simplement rappelé que la Maison Blanche était opposée au versement de rançons.

« La politique en place tout au long des six années écoulées (depuis l’arrivée de Barack Obama au pouvoir), comme dans l’administration précédente, est que le gouvernement des États-Unis ne fera aucune concession aux terroristes », a-t-il souligné.

« Cela ne ferait qu’augmenter les risques pour les citoyens américains et contribuerait à permettre aux organisations terroristes de mieux financer leurs actes de violence », a-t-il ajouté.

Warren Weinstein, 73 ans, a été tué en janvier par erreur à la frontière pakistano-afghane dans une opération américaine, en même temps que Giovanni Lo Porto, un humanitaire italien.

Les commentaires sont fermés.