L’EI a perdu «de 25 à 30%» de terrain selon la carte dévoilée par le Pentagone

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Image diffusée le 30 juin 2014 par le média djihadiste Welayat Raqa montrant des membres de l'Etat islamique paradant dans une ville du nord de la Syrie (AFP)
Image diffusée le 30 juin 2014 par le média djihadiste Welayat Raqa montrant des membres de l’Etat islamique paradant dans une ville du nord de la Syrie (Archives/AFP)

Le groupe État Islamique a perdu «de 25 à 30%» de terrain en Irak depuis son apogée en août et le début des frappes de la coalition internationale conduite par les États-Unis et des zones entières de grande importance ont été libérées, montre la carte dévoilée lundi aux médias par le Pentagone.

Les zones d’opération du groupe armé État islamique en date du mois d’avril selon le Pentagone (DoD)
«L’EI n’est plus la force dominante sur 25 à 30% des zones peuplées d’Irak où il avait complète liberté de circulation» en août, a déclaré le colonel Steven Warren, porte-parole du Pentagone.

Le porte-parole du Pentagone a montré aux journalistes une carte à code couleur de zones habitées clés dans le nord et le centre de l’Irak, où le groupe djihadiste ultra-radical était autrefois la force dominante avant l’opération de la coalition menée par les États-Unis.

Dans l’ensemble, a dit le colonel Warren, la carte montre comment «la combinaison de la puissance aérienne de la coalition et des forces terrestres irakiennes ont un effet sur la capacité de l’ennemi à tenir un territoire et sur sa liberté de manœuvre».

« Cela équivaut à une perte d’environ 5000 miles carrés à 6000 miles carrés de territoire irakien [de 13 000 à 17 000 kilomètres carrés]depuis le sommet de l’influence territoriale du groupe armé en Irak en août 2014, » a fait remarquer Warren.

« L’EI a perdu de grandes zones où il était autrefois dominant. »

Essentiellement, a-t-il précisé, la ligne de front a été poussé vers l’ouest ou le sud, selon l’endroit, dans des zones entières telles qu’Erbil, Babil, Bagdad et le gouvernorat de Kirkouk.

« Parmi les autres villes de l’infrastructure stratégique importante où l’EI a perdu territoire, il y a aussi le barrage de Mossoul, Zoumar et le voisinage du Mont Sinjar », a aussi indiqué le colonel Warren.

Le couloir nord de Tikrit a été « sensiblement repris par les forces amies », a-t-il déclaré. Avec la pression offensive sur l’EI, le porte-parole du pentagone a dit s’attendre à ce que le groupe armé État islamique disparaisse complètement de la zone de Tikrit dans « relativement peu de temps. »

La zone de Baiji et la raffinerie de pétrole à proximité sont toutefois toujours contestées, et continueront à faire l’objet de frappes aériennes, a préciséaussi le militaire américain.

S’il est trop tôt pour dire que le vent a tourné en Irak, les forces de sécurité irakiennes, avec la puissance aérienne de la coalition, « ont incontestablement infligé des dégâts à l’EI et l’ont repoussé de manière significative», a déclaré Warren, soulignant toutefois que «c’est un long combat».

Depuis août 2014, les avions de la coalition ont procédé à 3244 frappes aériennes contre l’EI, dont 1879 en Irak et 1.65 en Syrie. Les États-Unis ont mené environ 80% de ces frappes, selon les chiffres du Pentagone.

En Syrie, l’EI a «maintenu son influence globale», perdant du terrain autour de Kobané mais en gagnant dans les environs de Damas ou de Homs, prenant aussi un point d’appui dans le camp de réfugiés de Yarmouk, a aussi indiqué le colonel Warren.

Le président Barack Obama reçoit mardi à la Maison-Blanche le premier ministre irakien Haider al-Abadi qui a réclamé lundi plus d’aide de Washington pour leur combat commun contre l’EI.

*Avec DoD news et AFP

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

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