L’EI a perdu au moins trois champs pétroliers en Irak

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Une échappée de gaz dans un champ près de la ville de Kirkouk riche en pétrole, au Kurdistan irakien (Archives/Marwan Ibrahim/AFP)
Une échappée de gaz dans un champ près de la ville de Kirkouk riche en pétrole, au Kurdistan irakien (Archives/Marwan Ibrahim/AFP)

Le groupe Etat islamique a perdu le contrôle d’au moins trois grands champs pétroliers en Irak et n’en exploite plus qu’un, affirme le quotidien Süddeutsche Zeitung à paraître jeudi, citant un rapport des services de renseignement allemands (BND).

Chassés fin mars par les forces irakiennes de Tikrit, ville stratégique du nord du pays, les jihadistes n’ont plus que 5% des capacités d’extraction qu’ils détenaient à l’apogée de leur présence en Irak, affirme le journal bavarois, qui s’est procuré le rapport du BND.

Selon cette source, l’Etat islamique a abandonné le contrôle d’au moins trois grands champs pétroliers, dont ceux de Himrin et Ajil (nord), auxquels l’organisation a mis le feu, comme l’attestent des images satellites montrant de nombreux foyers d’incendie prises le mois dernier.

Aux yeux du BND, c’est la preuve que l’EI lui même ne croit pas à une reconquête rapide, explique le Süddeutsche Zeitung.

Les jihadistes du groupe extrémiste n’ont conservé que le champ de Qayara (nord), avec une capacité d’environ 2000 barils par jour, d’après les services de renseignement allemands.

Les champs pétroliers en Syrie ne peuvent compenser, rapporte le Süddeutsche Zeitung. Leur capacité est certes évaluée à 15.000 barils par jour, mais les infrastructures sont endommagées par la guerre et l’EI manque d’experts pour organiser l’exploitation.

L’EI peut à peine vendre encore du pétrole, résume le quotidien, ce qui place sous forte pression l’une de ses très importantes sources de revenus.

Aucun chiffre ne fait référence concernant les moyens financiers de l’organisation, qui a mis la main sur les richesses économiques des régions conquises. Au pétrole extrait de Syrie et d’Irak s’ajoutent les recettes tirées de la vente d’antiquités, des rançons, des taxes et extorsions imposées aux commerçants locaux, et des réserves en liquide des banques des villes conquises.

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