Libye: États-Unis et 5 pays européens appellent au cessez-le-feu «immédiat»

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Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Bernardino Léon (MANUL)
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Bernardino Léon (MANUL)

Les États-Unis et cinq pays européens ont appelé dimanche à un cessez-le-feu « immédiat » et « sans condition » en Libye après l’annonce d’une reprise du dialogue entre les différentes factions lundi en Algérie sous l’égide des Nations Unies.

« Nous exhortons tous les participants au dialogue à négocier de bonne foi et à saisir cette opportunité pour finaliser les accords visant à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, et à prendre les mesures pour un cessez-le-feu sans condition », précisent les six pays dans un communiqué commun.

Ce communiqué émane des ministres des Affaires étrangères français Laurent Fabius, allemand Frank-Walter Steinmeier, espagnol Jose Manuel Garcia-Margallo, italien Paolo Gentiloni, britannique Philip Hammond et du secrétaire d’Etat américain John Kerry.

Saluant la réunion lundi à Alger des partis politiques puis la reprise du dialogue politique libyen le 15 avril au Maroc, sous les auspices de l’émissaire de l’ONU Bernardino Leon, ils ont estimé que « seulement à travers le compromis, la Libye pourra progresser vers un avenir plus sûr, stable et prospère ».

Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité d’arrêter les frappes aériennes et les offensives terrestres car de « telles provocations sapent les négociations sous l’égide de l’ONU et menacent les chances de réconciliation ». Les récalcitrants s’exposent à des sanctions onusiennes, ont-ils prévenu.

Selon eux, tarder à conclure un accord politique ne fait qu' »accentuer les fractures au sein de la société libyenne et enhardir ceux qui cherchent à tirer profit de ce conflit ».

Les chefs de la diplomatie ont également fait part de la « grande inquiétude » de la communauté internationale face à la « menace croissante du terrorisme » dans ce pays.

« Les extrémistes exploitent l’absence d’ordre à leur avantage, causant davantage de souffrance et d’effusion de sang à l’intérieur et à l’extérieur de la Libye », ont-ils relevé.

Lors du premier round de ce dialogue, les 10 et 11 mars à Alger, les participants avaient rédigé une déclaration écrite demandant un « arrêt immédiat des opérations militaires pour permettre au dialogue de se poursuivre dans de bonnes conditions ».

Dans ce document de deux pages, les représentants de six partis politiques et des activistes s’étaient aussi engagés à respecter l’unité nationale et l’intégrité territoriale de la Libye.

Depuis la chute de Mouammar Kadhafi fin 2011, la Libye est le théâtre de combats entre les différentes milices mais aussi entre des milices et les forces pro-gouvernementales.

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