Lutte à la radicalisation: dorénavant, une policière en permanence au Collège Maisonneuve

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Une voiture patrouille du SPVM (WikiCommons)
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Une voiture patrouille du SPVM (WikiCommons)
Une voiture patrouille du SPVM (WikiCommons)

Dans le cadre de la lutte à la radicalisation, une policière spécialisée s’installera dorénavant au Collège de Maisonneuve, secoué par la disparition de sept de ses étudiants partis joindre les djihadistes et l’arrestation, cette semaine, de deux autres, soupçonnés d’avoir planifié une attaque terroriste.

Son envoi fait suite à un appel à l’aide lancé par le cégep au nouveau Centre de prévention de la radicalisation du maire Denis Coderre, rapporte aujourd’hui le quotidien montréalais La Presse. L’organisation du maire Coderren’a pas encore ses propres locaux ou ses propres employés, mais elle répond déjà aux demandes des établissements d’enseignement et des individus préoccupés par des situations à risque.

«À cause de la situation, on a contacté le Centre de prévention en appelant au secours. Et ils ont répondu à notre appel», affirme la porte-parole du collège Brigitte Desjardins, citée par La Presse.

Mardi, deux jeunes étudiants du collège ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir planifié une attaque terroriste, El Mahdi Jamali et son amie de cœur Sabrine Djaermane, tous deux âgés de 18 ans, ont comparu le lendemain, mercredi et, considérés particulièrement dangereux, resteront maintenant détenus au moins jusqu’à lundi où la couronne fédérale entend réclamer l’imposition de conditions sévères pour leur permettre de recouvrer leur liberté.

Déjà, en février, la police de Montréal enquêtait sur la disparition d’un groupe de six jeunes Québécois âgés de 18 et 19 ans étudiant à Maisonneuve soupçonnés d’être partis pour se joindre à des groupes djihadistes en Syrie.

Puis, à ce nombre s’ajoutait en mars un septième jeune Québécois parti vers la Turquie dont les autorités ont perdu la trace qui étudiait lui-aussi à Maisonneuve.

La policière qui s’installera maintenant en permanence trois jours par semaine au Collège de Maisonneuve et dont la porte-parole de l,institution a vanté sa vaste expérience dans les centres jeunesse et dans les milieux multiculturels. dans l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve, est aussi travailleuse sociale.

«Elle n’est pas là pour faire des enquêtes. Vraiment pas, a expliqué pour sa part Ian Lafrenière, porte-parole du SPVM. Elle va être en civil, pour faire de la détection, de la formation aussi. Expliquer ce que sont les facteurs de risque.»

Pour l’instant, Maisonneuve est le seul établissement à accueillir à moyen ou long terme entre ses murs une «ressource» vouée à la prévention de la radicalisation. Des visites périodiques ont déjà eu lieu ailleurs, mais jamais une présence permanente et soutenue comme ce sera le cas ici.