Lutte contre la radicalisation à Montréal: Collège de Rosemont et Charkaoui, c’est fini!

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Adil Charhaoui, directeur du Centre culturel islamique de l'Est de Montréal (Facebook)
Adil Charhaoui, directeur du Centre culturel islamique de l’Est de Montréal (Facebook)

La coupe déborde. Avec l’arrestation et la comparution d’El Mahdi Jamali, un autre jeune disciple d’Adil Charkaoui relié au terrorisme par la GRC, le Collège de Rosemont annonce que, dorénavant, il refusera de fournir des locaux pour les activités du centre islamique dirigé par l’activiste musulman.

En février, un autre collège montréalais, le Collège de Maisonneuve, peu après qu’il a été révélé que quatre de ses étudiants étaient soupçonnés d’être partis joindre les rangs du groupe armé État Islamique, avait suspendu la location de quatre salles de classe loués par Charkaoui pour enseigner le Coran et deux plateaux sportifs pour l’École des compagnons, affiliée au Centre communautaire islamique de l’Est de Montréal dirigé par ce dernier.

Adi Charkaoui, maintenait que son école ne faisait qu’enseigner l’arabe et le Coran et s’était alors insurgé contre ces décisions, menaçant de poursuites et criant à la chasse aux sorcières, appuyé en cela par plusieurs militants de gauche.

Le Centre communautaire islamique de l’Est de Montréal (CCIEM) louait aussi des locaux au Collège de Rosemont depuis septembre 2010 pour des activités de karaté et kick-boxing. Des cours y étaient offerts par Adil Charkaoui lui-même, grand adepte d’arts martiaux.

Dans la foulée de la décision de Maisonneuve, Rosemont avait lui aussi annoncé qu’il mettait fin à ses relations contractuelles avec le Centre communautaire islamique de l’Est de Montréal.

Peu après, le Collège Maisonneuve était revenu sur sa décision et avait décidé de permettre à l’enseignant et activiste de recommencer à donner des cours au collège en autant qu’il accepte les conditions que lui imposait l’institution qui voulait, notamment que les cours se déroulent désormais sous surveillance en présence d’un observateur arabophone. L’École des compagnons dirigée par Adil Charkaoui avait accepté ces conditions.

Quant à Rosemont, où la direction s’inquiétait notamment d’un lien sur le site internet du centre, qui donnait accès à du matériel radical et violent, ainsi que d’une vidéo qui pouvait être considérée «dénigrante ou menaçante envers un autre groupe religieux», des discussions, maintenant rompues, étaient en cours avec le centre communautaire, qui avait accepté de supprimer un lien de son site web et émis des directives pour éviter aux étudiants toute exposition à du contenu problématique.

El Mahdi Jamali (Facebook)

Mais voilà qu’encore deux jeunes Montréalais arrêtés et soupçonnés d’avoir planifié une attaque terroriste, El Mahdi Jamali et son amie de cœur Sabrine Djaermane, tous deux âgés de 18 ans, qui ont comparu à Montréal mercredi et demeurent derrière les barreaux jusqu’à nouvel ordre, sont eux aussi reliés à Charkaoui.

Le jeune Jamali, comme sept autres jeunes Québécois avant lui soupçonnées de vouloir participer à des activités terroristes, était aussi inscrit au Collège Maisonneuve et suivait également les enseignements d’Adil Charkaoui.

Le jeune homme de 18 ans, qui était inscrit sur Facebook à un séminaire religieux dispensé par Charkaoui, faisait en outre abondamment la promotion de ses enseignements sur internet.

Pour Charkaoui, tout ça n’est qu’un prétexte

Un communiqué de presse du collège ce matin explique la décision: «Au terme des discussions et après considération de la gravité et de la nature des gestes posés, de la négligence du CCIEM dans ses communications, de l’absence d’explications satisfaisantes et du refus de s’engager à respecter [les règlements du Collège]à l’extérieur de l’enceinte de l’établissement, le Collège de Rosemont prend la décision de mettre fin aux activités tenues par le CCEIM dans ses installations».

Le communiqué rappelle que les étudiants et usagers du Collège proviennent de cultures et religions très diversifiées et que chacun doit faire preuve de respect mutuel pour garder un climat adéquat en son sein.

Pour Charkaoui, tout ça n’est qu’un prétexte pour se débarrasser de lui. Il y a quelques heures, il écrivait sur sa page Facebook «Le directeur du Collège de Rosemont profite du contexte de l’arrestation d’un étudiant de Maisonneuve (qui n’est même pas accusé ) pour rendre publique l’échec de nos discussions concernant la poursuite des cours du Club de karaté et de kickboxing».

Pour Charkaoui, cette annulation est non fondée, diffamatoire et discriminatoire.

Dans le communiqué qu’il a publié à son tour, il fait valoir que «Le Collège de Rosemont a voulu imposer de nouvelles conditions excessives et liberticides qui contreviennent manifestement aux chartes canadiennes et québécoises des droits et libertés».

Adil Charkaoui insiste pour dire que le Club de karaté et de kickboxing «a réitéré son engagement à respecter le règlement interne du collège dans son enceinte, mais a refusé l’imposition d’une nouvelle clause qui stipule que le règlement devait être respecté même à l’extérieur de l’enceinte du Collège», soulevant en outre des doutes sur l’applicabilité d’une telle clause dans la pratique.

Le combat devrait maintenant se transporter vers les tribunaux qu »Adil Charkaoui, qui n’en serait pas à sa première bataille juridique, se réserve le droit de saisir pour tous les préjudices et pertes qu’il a encourus jusqu’à date.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

Discussion2 commentaires

  1. Ce type est pire que les 7 plaies d’égypte à lui seul… voilà ce qu’il en fait de la citoyenneté canadienne…il vient foutre le bordel et rien d’autre depuis qu’il a mis le gros orteil chez nous. Et j’emmerde toute la gogauche qui soutienne ce fanatique pleurnichard.

  2. Et ce n’est que le début….un bon conseil de la France envahie : fermez vos frontières. Pour nous il est trop tard, le loup est dans la bergerie.