Montréal: le jeune couple radicalisé Jamali et Djermane a été dénoncé par la sœur de Djermane

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L'enseignant et activiste Adil Charkaoui a recommencé en mars à donner des cours au Collège de Maisonneuve, à Montréal, mais ceux-ci se déroulent dorénavant sous surveillance (College de Maisonneuve)
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L'enseignant et activiste Adil Charkaoui a recommencé en mars à donner des cours au Collège de Maisonneuve, à Montréal, mais ceux-ci se déroulent dorénavant sous surveillance (College de Maisonneuve)
Le Collège de Maisonneuve, à Montréal, où plusieurs jeunes radicalisés partis ces derniers mois à l’étranger pour joindre le djihad étudiaient (College de Maisonneuve)

Le couple de jeunes Montréalais radicalisés étudiant au Collège Maisonneuve arrêtés et accusés d’avoir planifié un acte terroriste ici même aurait été dénoncé par un proche qui craignait que les deux jeunes passent à l’acte, rapporte la télévision publique canadienne.
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Mise à jour au 27/04/2015 à 15h09

Mahdi El Jamali a comparu en personne, lundi matin, au palais de justice de Montréal, alors que sa copine, Sabrine Djermane, était représentée par son avocate. Les avocats ont convenu aujourd’hui de tenir des audiences sur la libération sous caution des accusés les 5, 8 et 9 juin. Entre temps, les deux jeunes, que la Couronne estime représenter un danger pour le transport aérien et pour la société, devront demeurer en détention pour la suite des procédures «dans l’intérêt de la justice».

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Mise à jour au 25/04/2015 à 9h01

Vendredi, « La divulgation de la preuve a été remise. Et le dossier a été remis pour la forme lundi prochain, le temps que la défense prenne connaissance de la preuve et, lundi, on sera en mesure, avec la défense, de déterminer la durée de l’enquête sur remise en liberté. », a dit le procureur de la Couronne, Richard Roy. Le jeune couple demeure détenu d’ici là. L’audience de lundi servira à fixer la date et la durée de l’enquête sur remise en liberté.

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La sœur de Sabrine Djermane l’aurait entendu dire: «si on ne peut pas aller là-bas, on va le faire ici», a rapporté Radio-Canada, jeudi.

Mahdi El Jamali et Sabrine Djaermane, tous deux âgés de 18 ans et étudiants du Collège Maisonneuve, arrêtés le 13 avril et placés en détention depuis, a été formellement inculpé le 20 avril d’activités liées au terrorisme, mais, contrairement aux cas de plusieurs autres étudiants comme eux qui ont fait la manchette ces derniers mois, il ne s’agissait plus seulement de tenter de quitter le Canada pour participer à des activités terroristes à l’étranger, mais aussi de planification d’attentat ici même.

Les deux jeunes ont plaidé non coupable le 20 avril aux accusations d’avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l’étranger, de possession d’une substance explosive, d’avoir facilité un acte terroriste, et d’avoir commis un acte au profit ou sous la direction d’un groupe terroriste.

Toujours selon Radio-Canada, la police a retrouvé du matériel pour fabriquer une bombe de type «cocotte-minute» – le même type d’engin explosif qui avait été utilisé lors de l’attentat au marathon de Boston, en 2013, lorsque qu’elle a dans le cadre de l’enquête procédé à une fouille dans la maison familiale de Jamali.

Mahdi El Jamali et son ami de cœur, Sabrine Djaermane, détenus, séparément, reviendront maintenant devant le tribunal ce vendredi vendredi pour leur enquête pour remise en liberté qui s’annonce ardue.

Comme il s’agit d’un dossier lié au terrorisme, il y a renversement du fardeau de la preuve pour la libération et ce sera maintenant aux accusés de faire la preuve qu’ils peuvent être libérés sans danger, et non à la couronne de démontrer qu’il y a des raisons valables de les garder détenus.