Mort du vétéran Thomas Sawyer retrouvé sans vie après Noël, le coroner conclut au suicide

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150418-vet-support-line_1000Selon le Dr Gilles Sainton, coroner attaché au Bureau du Coroner de la région Estrie, le vétéran Thomas Sawyer, retrouvé sans vie quelques jours après Noël, se serait volontairement intoxiqué dans le but de se donner la mort.

C’est le voisin qui a trouvé Thomas Sawyer. L’homme de 65 ans, un ancien combattant québécois souffrant du syndrome de stress post-traumatique, était très intoxiqué. Il avait été malade. Il y avait des bouteilles vides un peu partout dans son logement des Cantons-de-l’Est.

Le vétéran Thomas Sawyer, retrouvé sans vie dans son logement quelques jours après Noël (courtoisie)

Inquiet, le voisin a appelé l’ambulance. Le vétéran, qui vivait seul, a été transporté à l’hôpital de Granby. Une fois aux urgences, il ne répondait que par des sons. Quelques heures plus tard, ses organes se sont mis à flancher et il est mort le lendemain matin.

Selon le coroner, il se serait volontairement intoxiqué dans le but de se donner la mort.

L’homme avait sombré dans l’alcool. Selon sa famille, sa détresse n’a pas été prise au sérieux. Le coroner Sainton, qui a enquêté sur la mort du vétéran partage cette opinion.

Ce n’était pas la première fois que le vétéran était hospitalisé parce qu’il était intoxiqué. Sa fille a révélé que la famille l’avait souvent amené aux urgences. «On leur avait donné plusieurs informations sur son état. Chaque fois, il a été renvoyé à la maison comme si de rien n’était.», a-t-elle précisé.

Quelques mois avant sa mort, le vétéran avait notamment été admis au Centre hospitalier de Granby après avoir ingéré une quantité massive d’alcool. Il venait de mettre le feu à sa cuisinière dans le but de mettre fin à ses jours. «Suite à cette visite, aucune note au dossier ne permet de croire que de l’aide supplémentaire ait été proposée à Monsieur», peut-on lire dans le rapport du coroner.

Dans son rapport, le coroner Sainton écrit que «la prise en charge des soins de l’homme au Centre hospitalier de Granby est ‘questionnable’ (sic)».

Depuis 2002, 48 soldats se sont suicidés à leur retour d’Afghanistan.

Un déploiement ne mène pas nécessairement au sspt qui, lui, ne mène pas nécessairement au suicide, mais, associé à d,autres troubles, c,est un cocktail dangereux.

Depuis 2010, les Forces armées canadiennes ont instauré des «examens techniques professionnels médicaux des suicides» et une analyse de 38 suicides survenus en 2011 et 2012 révèle que 50% des militaires morts par suicide avaient pris part à la mission en Afghanistan.

Il existe toutefois de nombreux services tant du côté militaire que du côté civil qui permet d’être «à l’écoute», tels que le 1 866 277-3553 du Centre de prévention de suicide du Québec, les différents programmes du Service de santé mentale des Forces armées canadiennes ou bien encore, à défaut, parler à quelqu’un de confiance fait toujours du bien!

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. il était veteran de quelle mission ? trop vieux pour l’Afghanistan, il semblait être dans la marine par son grade…habituellement le s marins n’ont pas fait beaucoup de mission. Je me questionne