Nord du Mali: attentat suicide contre une base de l’ONU, 3 morts, 16 blessés dont 9 Casques bleus

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Des Casques bleus sénégalais en patrouille dans les rues de Gao, au Mali (Marco Dormino/MINUSMA)
Des Casques bleus sénégalais en patrouille dans les rues de Gao, au Mali (Marco Dormino/MINUSMA)

Au moins trois civils ont été tués mercredi près de Gao, dans le nord du Mali, dans une attaque suicide contre les soldats de l’ONU, qui a fait 16 blessés dont neuf Casques bleus nigériens, a affirmé la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).
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Mise à jour au 17/04/2015 à 18h37

Le groupe djihadiste de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué l’attentat-suicide commis mercredi contre le contingent nigérien d’une base de l’ONU au nord du Mali qui a tué deux civils, dans un enregistrement audio diffusé vendredi par l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

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En fin de matinée, « un véhicule suicide a explosé à l’entrée du camp de la Minusma à Ansongo dans la région de Gao, alors qu’il tentait d’y pénétrer », a précisé la Minusma dans un communiqué.

L’attaque a fait neuf blessés, dont deux grièvement atteints, « parmi les Casques bleus du contingent du Niger », souligne la force de l’ONU.

L’explosion a également « provoqué la mort d’au moins trois civils », sept autres étant blessés, a ajouté la Minusma, selon laquelle « les évacuations médicales sont en cours ».

Le chef de la Minusma, Mongi Hamdi, a « condamné » cette attaque « lâche et odieuse ».

« Je suis choqué que de valeureux soldats de la paix soient à nouveau pris pour cible ainsi que des civils innocents. Cet attentat ne détournera pas la Minusma de sa mission de rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali », a indiqué M. Hamdi, cité dans le communiqué.

La Minusma est déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali, remplacée depuis août 2014 par Barkhane, dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été partiellement chassés par l’opération Serval.

Mais des zones entières de cette région échappent encore au contrôle du pouvoir central malien, où ces groupes continuent de mener des attaques, notamment des attentats suicide, de poser des engins explosifs et de perpétrer des enlèvements.

La Minusma compte actuellement quelque 11.000 hommes sur le terrain, dont près de 10.000 militaires et policiers.

Près de 40 Casques bleus ont été tués depuis le déploiement de la Minusma.

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