La Davie bien déterminée à rester présente sur le marché de la défense

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Le chantier maritime Davie à Lévis, sur la Rive-sud de Qiébec, a déjà été le plus important chantier naval du pays (Archives/Pierre-Olivier Fortin/WikiCommons)
Le chantier maritime Davie à Lévis, sur la Rive-sud de Qiébec, a déjà été le plus important chantier naval du pays (Archives/Pierre-Olivier Fortin/WikiCommons)

Privé de contrat majeur au Canada pour l’instant, le chantier naval Davie vise maintenant la Nouvelle-Zélande et, déterminée à rester présente sur le marché de la défense, tant à l’international qu’au Canada,  a tenu aujourd’hui une importante réunion avec ses fournisseurs et partenaires à Ottawa.

En partenariat avec la Corporation commerciale canadienne, la Société d’État fédérale dont la mission est d’aider les exportateurs canadiens à avoir accès aux marchés publics étrangers, le chantier naval basé à Lévis, sur la rive sud de Québec, a invité ses fournisseurs et partenaires à assister à une séance d’information mercredi sur les offres qu’elle entend faire pour un maintien de la capacité maritime de la Royal New Zealand Navy.

Le ministère néo-zélandais de la Défense a en effet publié un appel d’offres pour la fourniture d’une capacité de soutien maritime. Il s’agit de la construire un navire de guerre auxiliaire et de ravitaillement capable de plusieurs tâches.

Le navire que veulent les Néo-Zélandais doit pouvoir servir de navire de ravitaillement, de navire de soutien de la flotte aérienne, de navire de soutien médical et se soutien humanitaire d’urgence, et aussi de navire de commandement et contrôle.

Un contrat de 13,6 M$ à Chantier Davie Canada Inc. a été annoncé en mars pour effectuer des travaux de radoub et de prolongation de la durée de vie du navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Earl Grey.

Auparavant, un contrat de 6,5 M$ pour des travaux de radoub sur le NGCC Louis S. St-Laurent avait été annoncé en avril 2014 et un contrat de 4,5 M$ pour des travaux de radoub et de prolongation de la durée de vie sur le NGCC Des Groseilliers avait été annoncé en octobre 2014.

Mais, malgré ses tentatives répéter pour amener Ottawa à rebrasser les cartes pour la construction des navires de soutien interarmées, le chantier de Lévis n’était toutefois pas parvenu à ce que le gouvernement fédéral lui accorde un contrat important pour combler un vide causé par la mise au rancart plus tôt que prévu des deux seuls navires de ravitaillement de la Marine canadienne, les NCSM Protector et Preserver et le retard du chantier choisi, le chantier Seaspan de Vancouver, à livrer les bâtiments dont la Marine royale canadienne a un cruel besoin.

Dans le communiqué qui annonce la réunion d’aujourd’hui, la chantier Davie ne manque pas de rappeler qu’il a été nommé chantier naval nord-américain de l’année (2015) par la Lloyd’s.

Fondé en 1825, le chantier possède la plus grande cale sèche disponible au sein de l’industrie navale canadienne. Au début des années 90, le chantier Davie avait procédé à l’inauguration de frégates appartenant à la Marine canadienne qui avaient alors été construites et assemblées en partie à Lévis.

Davie est le plus grand chantier naval du Canada et possède toujours la plus grande capacité de production du pays. Sa taille et sa capacité sont trois fois plus importantes si on le compare à n’importe quel autre chantier naval au Canada. Il se classe d’ailleurs , souligne l,entreprise elle-même avec fierté, parmi les cinq plus grands chantiers navals en Amérique du Nord.

La Davie fournit aujourd’hui de l’équipement et des services pour l,exploration pétrolière et gazière offshore. Certifié ISO 9001: 2008, rappelle le communiqué, le chantier possède des installations de fabrication de grande capacité et des capacité de gestion de projet et d’ingénierie de pointe lui permettant gérer des projets du début à la fin, souligne l’entreprise de la Rive-Sud de Québec.

La Davie tient à rester présente sur le marché de la Défense

Pendant que les chantiers Irving à Halifax et Seaspan à Vancouver récoltent les contrats canadiens majeurs, la Davie semble bien ne pas renoncer au  marché de la Défense, ni au Canada, ni à l’international.

« En ce qui concerne les propositions pour les navires ravitailleurs du Canada et de la Nouvelle-Zélande, aucune décision n’a encore été prise pour l’un de ces deux projets. Davie est actuellement en attente d’une décision du gouvernement fédéral qui a sollicité l’industrie maritime à soumissionner sur la base des exigences de la Marine royale canadienne », nous écrit l’entreprise.

Davie a satisfait à toutes les exigences de la Marine royale canadienne, souligne Santane Weill, porte-parole de l’entreprise et « Davie s’attend à ce que le gouvernement fédéral se prononce rapidement sur une solution provisoire liée à la pénurie des navires pétroliers ravitailleurs ».

Les propositions de navires d’approvisionnement canadienne et néo-zélandaise se complètent mutuellement, fait valoir l’entreprise de la rive sud de Québec, qui fait valoir que’elle pourrait tirer « partie du programme canadien de construction d’un navire de ravitaillement afin de permettre des opportunités d’exportation importantes avec la Royal New Zealand Navy ».

Quoi qu’il advienne, on pourra au moins dire dire que Davie rime aujourd’hui avec persévérance.

Nouvelliste et reporter à CKCV Québec et directeur de l’information à CFLS Lévis, dans les années 70, Jacques N. Godbout a aussi travaillé sur le terrain pour divers instituts de sondage. Intervieweur, animateur et recruteur, il a participé à plusieurs projets de recherche qualitative.

DiscussionUn commentaire

  1. C’est ignoble que le gouvernement de Harper fait a la Davie au Québec. Pourquoi agir de la sorte, Moi aux prochaine élection j’espère qu’ils perdront les élections